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NOTES DU LIVRE V.
nécessaire, puisque l'endroit où jouaient les acteurs n'avait pas
plus de 1m,46 de haut.
82. — Scenæ longitudo ad orchestræ diametron duplex fieri
debet. Il se présente ici une difficulté. S'il est vrai, selon Perrault, -
que le diamêtre de l'orchestre, qui est un demi-cercle, soit
la moitié du diamêtre de tout le cercle, c'ést-à-dire un rayon du
cercle entier, Vitruve aurait dû dire que la scène doit être aussi
large que la face de l'orchestre, puisque deux fois le diamêtre
de l'orchestre, seraient la même chose que toute la face de l'orchestre -
; mais dans les théâtres des anciens qui nous restent, la
face de la scène est toujours plus grande que celle de l'orchestre
Et nous ne serons pas plus avancés avec l'explication de Barbaro,
qui veut que le diamêtre de l'orchestre et sa face soient la même
chose : car, s'il en était ainsi, la face de la scène devrait être deux
fois aussi large que la face de l'orchestre, ce qui ne se rencontre
pas dans les théâtres antiques, où elle a une proportion moyenne
entre ces deux grandeurs, c'est-à-dire une fois et demie la grandeur -
de la face de l'orchestre, ce qui, selon Perrault, ferait trois
diamêtres; de sorte qu'il serait porté à croire qu'au lieu de duplex -
il faut triplex.
83.— Podiialtitudo ab libramento pulpiti. Juste Lipse, dans son
livre de Amplitheatro, a cru que par podium il fallait entendre
la balustrade qui servait d'appui au-devant du premier degre
d'en bas ; mais il est évident que cela ne peut être, tant parce que
Vitruve fait la hauteur de ce podium proportionnée à la grandeur -
de lout le théâtre, ce qui ne peut convenir à une balustrade,
qui, selon Vitruve même, doit toujours avoir la même hauteur
dans les grands comme dans les petits théâtres, que parce que
Vitruve pose des colonnes sur ce podiuim, et qu'il est constant
qu'on n’eu mettait point sur la balustrade qui était devant le degré -
d'en bas aux amphithéâtres seulement, et non aux théâtres,
de sorte qu'’il n’y a aucun lieu de douter que ce podium ne soit
le piédestal des premières colonnes de la scène, de même que le
pluteus est celui du second rang des colonnes placées sur les pre
mières. Cette pensée est encore confirmée par ce qui se lit au
ch. 5 du liv. v1, où il est parlé des colonnes qui se mettent dans
les salles corinthiennes : habent columnas aut in podio aut in imo
positas, c'est-à-dire des colonnes avec ou sans piédestal.
84. — Item si tertia episcenos futura erit. Perrault a cru que
les scènes étant composées de trois rangs de colonnes, les uns sules -
autres, on pouvait dire qu'’elles avaient trois ordres; mais il