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NOTES DU LIVRE V.
parties égales, comme le zodiaque, soit par le moyen de quatre
triangles équilatéraux, soit par le moyen de trois carrés employes
pour former le théâtre des Grecs, il suffit de connaître ce passage
de Ptolémée : « Le soleil, en parcourant le zodiaque, forme trois
carrés, parce qu'il y a autant de consonnances de quarte. Il forme
aussi quatre triangles, parce que c'est le nombre des consonnances
de quinte. »
74. — Ibi finiatur scenœ frons. Le côté oo d'un de ces triangles
marquait le fond de la scène, dont le devant bd s'avançait chez les
Latins jusqu’au centre du cercle qu’on avait d’abord tracé; le
devant de la scène était conséquemment aussi étendu que le diamêtre -
de ce cercle. La partie que nous appelons aujourd'hui proprement -
théâtre, c'est-à-dire celle qui est destinée aux acteurs, se divisait -
en deux, le proscenium A, et le postscenium B. On a souvent
cru que Vitruve, par les mots scena et pulpitum, qu'il a quelquefois -
employés, entendait autre chose que le proscenium ; c'est une
erreur : ces trois mots sont synonymes; et de Bioul en a été surtout -
convainçu en voyant les ruines du théâtre d'Herculanum et
de Pompéies, où il a remarqué toutes les parties dont parle Vitruve, -
entre autres le proscenium, sans en rencontrer aucune autre
à laquelle on pût donner le nom de pulpitum ou de scena.
75.— Proscenii pulpitum. Bien que pulpitum ait la même si
gnification que scena et proscenium, il paraîtrait ici que par ce mot
on entendait particulièrement l'élévation de la scène, c'est-à-dire
la hauteur, depuis le pavé de l'orchestre jusqu'à celui de la scène
76.— Uti anguli trigonorum. Les angles cc des triangles traces
dans le cercle indiquaient la place des escaliers qui séparaient les
amas de degrés sur lesquels les spectateurs étaient assis. Les escaliers -
hh qui tendaient droit au centre du théâtre, et qui avaient
deux marches par chaque degré de siége, donnaient une forme
de coin à tout cet amas de degrés qui étaient compris entre les
précinctions uu, uu, et les escaliers hh, hh, parce que d'une base
large ils allaient en se rétrécissant, ce qui les faisait appeler en
latin cunei. Le français n’a point de terme propre pour cette expression -
latine, parce que nos théâtres ne sont point semblables
à ceux des anciens. Cette division des siéges servait à séparer les
différents ordres de citoyens. Un de ces coins était occupé par les
magistrats, d'où on l'appelait ro échriéy; un autre par les
jeunes gens, r énéév; un autre par les chevaliers; d'autres enfin
par le peuple. C'est de là que sont venues les expressions cuneatus,