Volltext : Tome premier (1)

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NOTES  DU  LIVRE  V.
71.—  Ipsius  autem  theatri  conformatio.  Les  Grecs  et  les  Romains -
  étendaient  plus  loin  que  nous  le  sens  du  mot  théâtre  :  cal
nous  n’entendons  par  ce  mot  que  le  lieu  élevé  où  l'acteur  parait
et  où  se  passe  l'action,  au  lieu  que  les  anciens  comprénaient  toute
l'enceinte  du  lieu  commun  aux  acteurs  et  aux  spectateurs.
Le  théâtre,  chez  eux,  était  un  lieu  vaste  et  magnisique,  accoinpagné -
  de  longs  portiques  ;  de  galeries  couvertes  et  de  belles  allees
plantées  d’arbres  où  le  peuple  se  promenait  en  attendant  les  jeux
Leur  théâtre  se  divisait  en  trois  principales  parties,  dans  lesquelles -
  toutes  les  autres  se  trouvaient  comprises,  et  qui  formaient,
pour  ainsi  dire,  trois  différents  départements  :  celui  des  acteurs.
qu'ils  appelaient  en  général  la  scène  ;  celui  des  spectateurs,  qu'ils
appelaient  particulièrement  le  théâtre,  et  l'orchestre,  qui  étai
chez  les  Grecs  le  département  des  mimes  et  des  danseurs,  mais
qui  servait  chez  les  Romains  à  placer  les  sénateurs  et  les  vestales.
L’enceinte  des  théâtres  était  toujours  entourée  de  portiques
Ceux  qui  n'avaient  qu’un  ou  deux  étages  de  degrés,  n'avaient
que  deux  rangs  de  portiques;  mais  les  grands  théâtres  en  avaient
toujours  trois,  élevés  les  uns  sur  les  autres  :  de  sorte  qu’on  peut
dire  que  ces  portiques  formaient  le  corps  de  l'édifice.  On  entrait
non-seulement  par-dessous  leurs  arcades,  de  plain  pied,  dans
l'orchestre,  pour  monter  aux  différents  étages  du  théâtre  ;  mais
de  plus  les  degrés  où  le  peuple  se  plaçait  étaient  appuyés  contre
leur  mur  intérieur,  et  le  plus  élevé  de  ces  portiques  faisait  une
des  parties  destinées  aux  spectateurs.  De  là  les  femmes  voyaient
le  spectacle  à  l'abri  du  soleil  et  des  injures  de  l'air  :  car  le  reste
du  théâtre  était  découvert;  et  toutes  les  représentations  se  faisaient
en  plein  jour.
Comme  il  n'y  avait  que  les  portiques  et  le  bâtiment  de  la  scene
qui  fussent  couverts,  on  était  obligé  de  tendre,  sur  le  reste  du
théâtre,  des  voiles  soutenues  par  des  mâts  et  des  cordages,  pour
défendre  les  spectateurs  de  l’ardeur  du  soleil.  Mais  comme  ces
voiles  n'empéchaient  pas  la  chaleur  causée  par  la  présence  d'un
si  grand  nombre  de  spectateurs,  les  anciens  avaient  soin  de  la
lempérer  par  une  espèce  de  pluie  dont  ils  faisaient  monter  l'eau
jusqu  au  dessus  des  portiques,  et  qui,  retombant  en  forme  de
rosée  par  une  infinité  de  tuyaux  cachés  dans  les  slatues  qui
régnaient  autour  du  théâtre,  servait  à  y  répandre  non-seulement
une  fraicheur  agréable,  mais  encore  des  parfums  exquis  Ce  lut
Catulus  qui,  le  premier,  imagina  cette  commodite.
72.  —  Quam  magna  fatura  est  perimetros  imi.  On  décrivait
            
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