Volltext : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  V.
518
quelques  temples  antiques  qui  se  sont  conservés  entiers  jusqu'à
notre  époque.  A  la  partie  inférieure  de  la  voûte  et  à  la  partie
supérieure,  on  voit  des  trous  distribués  des  deux  côtés,  et  correspondant -
  diamétralement  entre  eux.  Dans  ces  trous  sont  emboités -
  des  vases  d’airain,  dont  l’ouverture  plus  petite  que  le  ventre
est  placée  à  l’extérieur,  sans  avoir  de  saillie.  La  voix  de  ceux  qui
chantent  dans  le  temple,  venant  à  se  répercuter  dans  ces  vases,
devient  des  plus  distinctes  et  des  plus  harmonieuses.»
Il  n'y  a  rien  dans  ces  paroles  qui  ne  soit  très-conforme  à  la
raison.
—  Ouarta  diatessaron  ad  neten  synemmenon.  Les  vases
68.
qui  rendaient  les  sons  les  plus  aigus  se  plaçaient  vers  les  coins  du
théâtre,  et  ceux  qui  rendaient  les  sons  graves  se  mettaient  au
milieu.  C'est  au  milieu  que  la  répercussion  de  la  voix  se  lait  le
plus  fortement  sentir,  parce  que  les  sons  s  y  ramassent.  Aussi
convenait-il  de  donner  cette  situation  avantageuse  aux  vases  qui
sonnaient  les  sons  graves,  dont  la  portée,  du  reste,  n'est  pas
aussi  longue  que  celle  des  sons  aigus.
Le  Père  Kirker  et  Perrault,  d'après  Meibomius,  substituent  le
mot  diapente  à  celui  de  diatessaron,  et  traduisent  comme  si  l'auleur -
  avait  voulu  dire  que  la  nete-synemmenon  s'accordait  à  la
quinte  avec  la  nete-hyperbolæon.  Ils  prétendent  tous  trois  que  la
même  erreur  s'est  encore  glissée  deux  autres  fois  dans  les  cas
absolument  semblables  où  Vitruve  parle  des  rangs  de  vases  destines
aux  sons  chromatiques  et  diatoniques  qu’on  plaçait  dans  les  grands
théâtres,  et  veulent  qu’on  les  corrige  de  même.
Cependant,  dit  de  Bioul,  cette  même  expression  constamment
répétée  dans  les  mêmes  circonstances,  aurait  dû  les  persuader  du
contraire:  Ce  n'est  pas  qu’ils  aient  tort  de  dire  que  la  nete-synemmenon -
  s'accorde  à  la  quinte  avec  la  nete-hyperbolæon  :  mais
l'auteur  a  voulu  dire  autre  chose,  comme  nous  allons  le  voir.
Considérons  les  cinq  tétracordes  dont  se  servaient  les  anciens
comme  divisés  en  deux  parties  :  l'une  contenait  les  trois  premiers,
c'est-à-dire  l'hypaton;  le  meson  et  le  synemmenon;  l'autre  les
deux  derniers,  c'est-à-dire  le  diezeugmenon  et  l'hyperbolæon.
D'après  cela,  l'auteur  nomme  d'abord  les  trois  sons  de  nete-hyperbolæon, -
  nete-diezeugmenon  et  paramese,  en  ajoutant  qu'ils  s  accordent -
  entre  eux  à  la  quarte,  comme  ils  le  font  en  effet.  Il  nomme
ensuite  les  sons  des  deux  tétracordes  suivants,  comme  détaches,
comme  n'ayant  aucun  rapport  avec  ceux  dont  il  vient  de  parler,
si  bien  que  quand  il  dit  que  la  nete-synemmenon  s'accorde  à  la
quarte,  il  n'entend  pas  que  c'est  avec  les  sons  dont  il  a  déjà  parle,
            
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.

powered by Goobi viewer