NOTES DU LIVRE V.
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quelques temples antiques qui se sont conservés entiers jusqu'à
notre époque. A la partie inférieure de la voûte et à la partie
supérieure, on voit des trous distribués des deux côtés, et correspondant -
diamétralement entre eux. Dans ces trous sont emboités -
des vases d’airain, dont l’ouverture plus petite que le ventre
est placée à l’extérieur, sans avoir de saillie. La voix de ceux qui
chantent dans le temple, venant à se répercuter dans ces vases,
devient des plus distinctes et des plus harmonieuses.»
Il n'y a rien dans ces paroles qui ne soit très-conforme à la
raison.
— Ouarta diatessaron ad neten synemmenon. Les vases
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qui rendaient les sons les plus aigus se plaçaient vers les coins du
théâtre, et ceux qui rendaient les sons graves se mettaient au
milieu. C'est au milieu que la répercussion de la voix se lait le
plus fortement sentir, parce que les sons s y ramassent. Aussi
convenait-il de donner cette situation avantageuse aux vases qui
sonnaient les sons graves, dont la portée, du reste, n'est pas
aussi longue que celle des sons aigus.
Le Père Kirker et Perrault, d'après Meibomius, substituent le
mot diapente à celui de diatessaron, et traduisent comme si l'auleur -
avait voulu dire que la nete-synemmenon s'accordait à la
quinte avec la nete-hyperbolæon. Ils prétendent tous trois que la
même erreur s'est encore glissée deux autres fois dans les cas
absolument semblables où Vitruve parle des rangs de vases destines
aux sons chromatiques et diatoniques qu’on plaçait dans les grands
théâtres, et veulent qu’on les corrige de même.
Cependant, dit de Bioul, cette même expression constamment
répétée dans les mêmes circonstances, aurait dû les persuader du
contraire: Ce n'est pas qu’ils aient tort de dire que la nete-synemmenon -
s'accorde à la quinte avec la nete-hyperbolæon : mais
l'auteur a voulu dire autre chose, comme nous allons le voir.
Considérons les cinq tétracordes dont se servaient les anciens
comme divisés en deux parties : l'une contenait les trois premiers,
c'est-à-dire l'hypaton; le meson et le synemmenon; l'autre les
deux derniers, c'est-à-dire le diezeugmenon et l'hyperbolæon.
D'après cela, l'auteur nomme d'abord les trois sons de nete-hyperbolæon, -
nete-diezeugmenon et paramese, en ajoutant qu'ils s accordent -
entre eux à la quarte, comme ils le font en effet. Il nomme
ensuite les sons des deux tétracordes suivants, comme détaches,
comme n'ayant aucun rapport avec ceux dont il vient de parler,
si bien que quand il dit que la nete-synemmenon s'accorde à la
quarte, il n'entend pas que c'est avec les sons dont il a déjà parle,