NOTES DU LIVRE V.
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doute pas jugé à propos de parler de l'autre coin 7, dont la hauteur -
devait varier suivant le plan que les vases occupaient sous
les gradins.
67. — Uti ea echea. Lorsque les Grecs eurent bâti des théâtres
solides et d'une vaste étendue, ils s'aperçurent que la voix de
leurs acteurs ne pouvait plus s'étendre jusqu'aux extrémités. Ils
résolurent d'y suppléer par quelque moyen qui pût en augmenter
la force et la clarté. Pour cela, ils s'avisèrent de placer, dans des
niches pratiquées sous les degrés du théâtre, des vases d'airain
de tous les tons de la voix humaine, et même de toute l'étendue
des sons de leurs instruments, afin que tous les sons qui partaient
de la scène allassent ébranler quelqu'un de ces vases, suivant le
rapport qui était entre eux, et profiter de leur consonnance pour
frapper l'oreille d'une manière plus forte et plus distincte.
Pompée fut le premier qui bâtit, à Rome, un magnisique théâtre
de pierre et de marbre, à l'imitation de celui de Mitylène, dont il
rapporta le plan. Nous voyons dans ce chapitre que c'était le seul
qui existât du temps de Vitruve. Marcellus en construisit un autre -
dans la neuvième région de Rome, et ce fut Auguste qui le
consacra.
Les théâtres de pierre se multiplièrent bientôt; on en comptait
jusqu'à quatre dans le seul camp de Flaminius. Trajan en éleva
un des plus beaux , qu'Adrien sit ruiner.
Ces théâtres de pierre n'étaient pas favorables à la voix comme
ceux qui, faits de bois, et entièrement revêtus de planclies, formaient -
une sorte de caisse immense qui produisait en grand un
effet semblable à celui que produit la caisse d'un violon.
Pour ebvier à cet inconvénient, ils eurent recours au moyen
ingénieux des Grecs, dont nous trouvons ici tous les détails.
Vitruve ne nous dit rien de la forme des vases ; mais comme il
ajoute qu'ils étaient renversés, et soutenus du côté de la scène
par des coins d'un demi-pied de haut, il est très-probable qu'ils
avaient à peu près la forme d'une cloche ou d'un timbre de pendule, -
comme étant la plus,propre à la répercussion des sons.
La seule destination de ces vases était d'augmenter le son de la
voix, en la faisant retentir, sans qu'on les frappât avec des
marteaux, comme l'ont cru Cesariano et le Père Kirker.
A la tête de quelques éditions des comédies de Térence se
trouve un petit traité dans lequel le commentateur, inconnu, parle
des vases d'airain dont il est ici question. Il leur donne la mêmé
destination que Vitruve, puis il ajoute : « J'apprends qu'il
existe encore aujourd'hui quelque chose de semblable dans les