VITRUVE. LIV. I.
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c'est l'emploi bien entendu des capitaux consacrés aux
travaux qu'on médite. Elle sera observée, si toutefois
l'architecte ne cherche point de ces choses qu'il n'est
possible de trouver, ni de se procurer qu'à grands frais.
On ne rencontre point partout du sable fossile, du moellon, -
de l'abies, des sapins, du marbre. Ces objets se
tirent les uns d'un endroit, les autres d'un autre, et le
transport en est difficile et dispendieux. Alors il faut employer, -
quand on n'a point de sable fossile, le sable de
rivière, ou le sable marin lavé dans l’eau douce. On remplace -
aussi l'abies et le sapin par le cyprès, le peuplier,
l'orme, le pin. J'indiquerai également les moyens d'échapper -
aux autres inconvénients de cette sorte,
L'autre partie de la distribution consiste à avoir
égard à l'usage auquel le propriétaire destine le bâtiment, -
ou à la somme qu'il veut y mettre, ou à la beauté
qu’il veut lui donner, considérations qui amènent des
différences dans la distribution, Une maison à la ville
semble exiger un plan différent de celui d'une maison
de campagne destinée à recevoir les récoltes; la maison
de l'agent d'affaires ne doit point ressembler à celle de
l'homme opulent et voluptueux, et celle de l'homme
puissant dont lé génie gouverne la république, demande
une distribution particulière : il faut, en un mot, distribuer -
les édifices d'une manière appropriée au caractère
des personnes qui doivent les habiter,
. Des parties dont se compose l'architecture.
L'architecture se compose de trois parties : la construction -
des bâtiments, la gnomonique et la mécanique.
La construction des bâtiments se divise elle-même en
deux parties : l'une regarde l'emplacement des remparts
et des ouvrages publics; l'autre traite des édifices parti¬