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NOTES DU LIVRE V.
valle qu'il ait, prenne dans le ton voisin le demi-ton qui lui
manque. Mais dans le chromatique, le trihemitonium qui est incomposite, -
parce qu'il s'y rencontre naturellement; comme le
ditonum ou tierce majeure, se trouve naturellement dans l'enbirmonique. -
59. — In unoquoque genere sunt decem et octo Quoique Vitruve -
dise qu'il y a dix-huit sons dans chacun des trois genres,
ce n'est que dans le seul genre enbarmonique qu'on trouve réellement -
dix-huit sons différents. Car, dans le genre chromatique, on
n'en trouve que dix-sept, puisque le son de la paramese du tétracorde -
diezeugmenon est le même que celui de la paramese du
tétracorde synemmenon. Dans le genre diatonique, il y a seulement -
seize sons, parce que celui de la trite et de la paramese
du tétracorde diezeugmenon sont les mêmes que ceux de la paranete -
et de la nete du tétracorde synemmenon. Vitruve n'en a
pas moins raison pour cela : car bien que répétés dans le même
genre, ces sons doivent toujours faire nombre, puisque dans chaque -
tétracorde où ils se trouvent, ils ont des rapports différents
avec les sons qui les composent..
Remarquons que les sons, au nombre de dix-huit dans chaque
tétracorde, n'avaient que neufs noms différents; et cela parce
que les sons du deuxième tétracorde avaient les mêmes noms que
ceux du premier, et que ceux des trois derniers avaient entre eux
les mêmes noms; si bien que, pour les distinguer, on ajoutait au
nom de chaque sou celui de leur tétracorde.
Observons, enfin, que les huit sons immobiles ont dans les
trois genres un nom et une valeur communs, et les dix mobiles,
des noms communs aussi, mais avecune valeur différente; la tierce
de l'hypate-hypaton, par exemple, s'appelle, dans les trois genres,
lichanos-hypaton; cependant sa valeur diffère dans chacun,
puisque la lichanos du chromatique est d'un demi-ton plus haute
que celle de l'enharmonique, et la lichanos du diatonique d'un
demi-ton encore plus haute que celle du chromatique. Il résul
tait de là, que quelques tons qui se trouvaient dans un genre,
ne se trouvaient pas dans un autre, et que réunissant ensemble
tous ces tons dont les anciens se servaient dans les trois genres,
au lieu de dix-huit, ils en avaient vingt-cinq différents les uns
des autres.
Les pythagoriciens composaient la lyre de sept cordes, et la
comparaient au système du monde dans lequel ils trouvaient deux
tétracordes, l'un supérieur et l'autre inférieur, auxquels le soleil