fullscreen : Tome premier (1)

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NOTES  DU  LIVRE  V.
Ce  tableau  fait  voir  que  la  paranete-synemmenon  et  la  nêtesrnemmenon -
  ne  sont  que  des  noms  inutiles,  et  que  ces  cordes  ne
sont  point  différentes  de  la  trite-diezeugmenon  et  de  la  paranetediezeugmenon -
  (Voyez  la  nôte  59,  p.  442)  ;  il  fait  voir  encore  combien -
  notre  système  est  meilleur  que  celui  des  anciens,  qui,  dans  ses
deux  octaves,  n'a  que  seize  sons,  au  lieu  que  le  nôtre  en  a  vingtcinq. -
  c'est-à-dire  neuf  que  les  anciens  n'avaient  pas,  savoir  un  entre
la  proslambanomenos  et  l'hypate-hypaton,  un  autre  entre  la  parhypaté-hypaton -
  et  la  lichanos-meson,  et  ainsi  un  demi-ton  entre  toutes
les  cordes,  qui,  selon  les  anciens,  étaient  distantes  de  l'interyalle
d'un  ton.
56.—  Dieses  habet  binas.  Aristoxène  divisait  le  ton  en  deux
parties  égales,  en  trois  où  en  quatre;  de  cette  dernièré  division
résultait  le  dièse  enharmonique  mineur  ou  quart  de  ton,  qui  est
celui  dont  parle  ici  Vitruve  ;  de  la  seconde,  le  dièse  mineur  chromatique, -
  ou  le  tiers  d'un  ton,  et  de  la  preinière  le  dièse  majeur
qui  faisait  juste  un  demi-ton¬Le -
  dièse,  chez  les  modernes;  n'est  pas  proprement,  comme
chez  les  anciens,  un  intervalle  de  musique,  mais  un  signe  de  cet
intervalle  qui  marque  qu'il  faut  élever  le  son  de  la  note  devant
laquelle  il  se  trouve,  au-dessus  de  celui  qu'elle  devrait  avoir  naturellement, -
  sans  cependant  la  faire  changer  de  degré  ni  de  nom.
57.  —  Diesis  autem.—  Diése  vient  du  mot  grec  Stinut,  qui  siguifie -
  laisser  passer,  diciser.  Aussi  les  dièses  sont  ils  les  parties  les
plus  petites  du  ton.  Aristote  les  appellé  les  cléments  de  la  voix,
c'est-à-diré  des  tons.  Cependant  les  pythagoriciens,  inventeurs,
dit-on,  du  mot  dièse,  ne  le  faisaient  pas  si  petit.  Ils  partageaient
le  ton  en  deux  parties  inégales  :  la  plus  petite,  que  nous  appelons
demi-ton  mineur,  s  appelait  dièse  ;  et  la  plus  grande,  qui  est  notre
demi-ton  majeur,  était  appelée  àroroun.  Les  tons  ayant  été  depuis
divisés  en  des  parties  plus  petites,  en  trois,  et  même  en  quatre
ces  parties  furent  appelées  dièses.
58.  —  Chromati  duo  hemitonia  in  ordine  sunt  incomposita.  Meibomius -
  a  corrigé  cet  endroit,  où  on  lisait  composita.  L'intervalle
incomposite,  dit  àsivéeroy  par  les  musiciens  grecs,  est  celui  qui
dans  un  genré,  se  trouve  entier,  et  n'a  pas  besoin  de  s'étendre,
ni  d'emprunter  des  autres  intervalles  ce  qui  lui  manque;  le  composite, -
  au  contraire,  gbvéére,  n'est  point  entier,  s'il  ne  s'étend
dans  l'intervalle  voisin.  Par  éxemple,  dit  Perrault,  dans  le  diatonique, -
  le  trihemitonium  ou  tierce  mineure  est  composite,  parce
qu'il  laut  pour  le  faire;  que  le  ton  qui  est  le  plus  grand  inter¬
            
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