Volltext : Tome premier (1)

528
NOTES  DU  LIVRE  V.
disait.  C'est  pour  la  même  raison  qu'on  met  un  dais  au-dessus  des
chaires  dans  nos  églises.  Cette  corniche  se  faisait  en  bois  ou  en
stuc  :  car  il  est  clair  que  albarium  opus  signifie  ici  du  stuc,  et
non  de  la  chaux,  comme  l'ont  cru  Philander,  Baldi  et  Saumaise,
puisqu'il  n'est  pas  possible  de  tirer  une  corniche  avec  de  la  chaux
seule.
33.  —  Ludorum  spectationibus  eligendus  est  locus.  Les  jeux,
chez  les  Romains,  appartenaient  à  la  religion  et  étaient  presque
aussi  anciens  que  Rome.  Ils  furent  d'abord  célébrés  dans  le  champ
de  Mars.  On  commença  à  les  appeler  jeux  du  Cirque,  lorsque
Tarquin  l'Ancien  fit  construire  le  Cirque  dans  la  vallée  Murcia,
entre  les  monts  Palatin  et  Aventin.  Autour  de  l'arène  étaient
des  gradins  appelés  fori,  que  d'abord  chacun  se  faisait,  jusqu'à
ce  que  Tarquin  le  Superbe  eût  fait  construire  des  sièges  de  bois
permanents,  qui  furent  dans  la  suite  faits  de  briques  et  ensuite
de  marbre.
Les  colonies  grecques,  établies  en  Italie,  y  avaient  fait  connaître -
  longtemps  avant  Romulus  les  jeux  qu'Hercule  institua  dans
leur  patrie,  qu'Iphitus  renouvela,  et  dont  les  époques  servirent
à  marquer  chez  eux  celles  du  temps.  Les  Romains,  en  prenant
du  goût  pour  les  lettres  et  les  arts  des  Grecs,  en  prirent  aussi
pour  leurs  spectacles.  Les  jeux  scéniques  leur  plurent  particuliè
rement.  Beaucoup  de  tragédies  et  surtout  de  comédiés  grecques
furent  traduites  dans  leur  langue.
Ce  spectacle  se  donnait  sur  des  théâtres  qui  demandaient  une
tout  autre  disposition  que  l'emplacement  destiné  aux  jeux  du  Cirque. -
  Ceux-ci  devaient  former  un  long  espace  pour  la  course,  la
lutte  et  les  autres  jeux  :  il  suffisait  que  rien  ne  génât  la  vue  des
spectateurs,  et  qu'ils  pussent  l'étendre  sur  tous  les  points.  Dans
les  autres,  la  scène  était  l'objet  principal.  Les  spectateurs  devaient
non-seulement  voir  tout  ce  qui  s'y  passait,  mais  ils  devaient  encore -
  entendre  tout  ce  qui  s'y  prononçait.  On  choisit  pour  cela  la
forme  semi-circulaire,  dont  les  rayons  plus  courts  et  plus  égaux
rapprochaient  plus  également  les  spectateurs  de  la  scène,  et  aug
mentaient  l'effet  du  son  de  la  voix  en  le  concentrant.  Du  reste,
les  sièges  ou  gradins,  et  les  portiques  qu'on  éleva  par  la  suite  tout
le  long  de  la  partie  circulaire  ;  ressemblaient  à  ceux  qui  régnaient
autour  du  cirque.
Dans  les  anciens  temps,  les  spectateurs  étaient  debout,  et  même
l'an  de  Rome  599,  à  l'occasion  d'un  théâtre  qui  fut  alors  construit,
il  fut  défendu  par  un  arrêt  du  sénat,  d'être  assis  à  cette  sorte  de
spectacle,  à  Rome,  et  à  un  mille  aux  environs.  Cependant  nous
            
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.

powered by Goobi viewer