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NOTES DU LIVRE V.
disait. C'est pour la même raison qu'on met un dais au-dessus des
chaires dans nos églises. Cette corniche se faisait en bois ou en
stuc : car il est clair que albarium opus signifie ici du stuc, et
non de la chaux, comme l'ont cru Philander, Baldi et Saumaise,
puisqu'il n'est pas possible de tirer une corniche avec de la chaux
seule.
33. — Ludorum spectationibus eligendus est locus. Les jeux,
chez les Romains, appartenaient à la religion et étaient presque
aussi anciens que Rome. Ils furent d'abord célébrés dans le champ
de Mars. On commença à les appeler jeux du Cirque, lorsque
Tarquin l'Ancien fit construire le Cirque dans la vallée Murcia,
entre les monts Palatin et Aventin. Autour de l'arène étaient
des gradins appelés fori, que d'abord chacun se faisait, jusqu'à
ce que Tarquin le Superbe eût fait construire des sièges de bois
permanents, qui furent dans la suite faits de briques et ensuite
de marbre.
Les colonies grecques, établies en Italie, y avaient fait connaître -
longtemps avant Romulus les jeux qu'Hercule institua dans
leur patrie, qu'Iphitus renouvela, et dont les époques servirent
à marquer chez eux celles du temps. Les Romains, en prenant
du goût pour les lettres et les arts des Grecs, en prirent aussi
pour leurs spectacles. Les jeux scéniques leur plurent particuliè
rement. Beaucoup de tragédies et surtout de comédiés grecques
furent traduites dans leur langue.
Ce spectacle se donnait sur des théâtres qui demandaient une
tout autre disposition que l'emplacement destiné aux jeux du Cirque. -
Ceux-ci devaient former un long espace pour la course, la
lutte et les autres jeux : il suffisait que rien ne génât la vue des
spectateurs, et qu'ils pussent l'étendre sur tous les points. Dans
les autres, la scène était l'objet principal. Les spectateurs devaient
non-seulement voir tout ce qui s'y passait, mais ils devaient encore -
entendre tout ce qui s'y prononçait. On choisit pour cela la
forme semi-circulaire, dont les rayons plus courts et plus égaux
rapprochaient plus également les spectateurs de la scène, et aug
mentaient l'effet du son de la voix en le concentrant. Du reste,
les sièges ou gradins, et les portiques qu'on éleva par la suite tout
le long de la partie circulaire ; ressemblaient à ceux qui régnaient
autour du cirque.
Dans les anciens temps, les spectateurs étaient debout, et même
l'an de Rome 599, à l'occasion d'un théâtre qui fut alors construit,
il fut défendu par un arrêt du sénat, d'être assis à cette sorte de
spectacle, à Rome, et à un mille aux environs. Cependant nous