Full text : Tome premier (1)

NOTÉS  DU  LIVRE  IV.
443
cum  capitulis  et  spiris  decimæ  partis,  sans  parler  du  piédestal,
qu'il  n'entend  pas  comprendre  dans  la  hauteur  qu'il  assigne  à  la
colonne.  Perrault  trouve  encore  que  dix  diamètres  seraient  trop
pour  la  colonne  corinthienne,  à  laquelle  il  n'en  donne  que  neuf
au  premier  chapitre  de  ce  livre,  et  qu'il  y  a  faute  dans  le  texte;
cependant,  comme  le  fait  observer  Galiani,  n'arrive-t-il  pas  trop
fréquemment  à  Vitruve  de  changer  les  proportions  particulières
qu'il  assigne  à  chaque  ordre,  afin  de  suivre  les  proportions  générales -
  de  quelque  édifice,  pour  qu'on  puisse  croire  que  le  texte  ait
été  altéré?
177.  —  Diametros  stylobatarum.  La  description  que  Vitruve
fait  des  temples  ronds  est  fort  obscure,  dit  Perrault,  parce  qu'il  ne
nous  reste  rien  de  cette  espèce  d'édifices  qui  nous  puisse  instruire
suffisamment  des  particularités  qui  sont  ici  exposées.  Le  temple
rond  qui  est  à  Tivoli  ressemble  en  beaucoup  de  choses  au  périptère -
  rond  de  Vitruve;  mais  il  n'a  point  de  piédestaux  qui  se
rapportent  à  ceux  dont  parle  notre  auteur  ;  il  n'y  a  qu'un  piédestal -
  continu  qui  forme  un  massif  sur  lequel  les  colonnes  sont
posées,  en  sorte  que  le  pied  des  colonnes  est  au  niveau  du  pavé
du  temple,  ainsi  qu'à  tous  les  temples  qui  sont  sans  podium,  c'està-dire -
  sans  cette  sorte  de  piédestaux  qui  sont  continués  par  un  appui -
  ou  balustrade.  Mais  la  description  de  Vitruve  fait  comprendre
que  les  colonnes  des  temples  ronds  étaient  posées  chacune  sur  son
piédestal  particulier,  comme  aux  temples  qui  ont  un  podium,  et
que  néanmoins  ces  piédestaux  n'avaient  ni  la  base  ni  la  corniche
de  ceux  qui  formaient  un  podium,  ainsi  qu'ils  sont  décrits  au
ch.  4  du  liv.  111,  car  il  est  ici  parlé  de  piédestaux  au  pluriel  :  insuper -
  stylobatas  columne  constituuntur  ;  il  n'est  fait  aucune  mention -
  ni  des  bases  ni  des  corniches  de  ces  piédestaux  ;  et  ils  sont
appelés  simplement  parietes  stylobatarum,  dans  les  monoptères;
enfin  dans  le  périptère  qui  avait  un  temple  en  dedans,  il  est  parlé
de  recessu  ejus  a  stylobata,  ce  qui  fait  voir  que  dans  ces  sortes  de
temples  les  colonnes  étaient  posées  sur  des  piédestaux  tout  à  fait
différents  du  piédestal  unique  et  continu  qui  soutenait  les  colonnes -
  et  même  tout  le  temple  de  Tivoli.  J'ai  représenté  ces  piédestaux -
  en  forme  de  socles  cubiques  (sig.  75),  et  non  avec  des
bases  et  des  corniches,  comme  Barbaro  les  représente  dans  sa
sigure;  et  je  suppose  que  ,  pour  ne  pas  embarrasser  par  la  saillie
des  bases  et  des  corniches  le  passage  qui  devait  être  entre  eux,  ils
devaient  être  ainsi,  par  la  même  raison  qui  fait  dire  à  Palladio  que
les  colonnes  du  temple  de  Tivoli  ont  été  faites  sans  plinthes  ;  et
même  ce  dégagement  semble  moins  nécessaire  dans  le  temple  de
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.

powered by Goobi viewer