NOTÉS DU LIVRE IV.
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cum capitulis et spiris decimæ partis, sans parler du piédestal,
qu'il n'entend pas comprendre dans la hauteur qu'il assigne à la
colonne. Perrault trouve encore que dix diamètres seraient trop
pour la colonne corinthienne, à laquelle il n'en donne que neuf
au premier chapitre de ce livre, et qu'il y a faute dans le texte;
cependant, comme le fait observer Galiani, n'arrive-t-il pas trop
fréquemment à Vitruve de changer les proportions particulières
qu'il assigne à chaque ordre, afin de suivre les proportions générales -
de quelque édifice, pour qu'on puisse croire que le texte ait
été altéré?
177. — Diametros stylobatarum. La description que Vitruve
fait des temples ronds est fort obscure, dit Perrault, parce qu'il ne
nous reste rien de cette espèce d'édifices qui nous puisse instruire
suffisamment des particularités qui sont ici exposées. Le temple
rond qui est à Tivoli ressemble en beaucoup de choses au périptère -
rond de Vitruve; mais il n'a point de piédestaux qui se
rapportent à ceux dont parle notre auteur ; il n'y a qu'un piédestal -
continu qui forme un massif sur lequel les colonnes sont
posées, en sorte que le pied des colonnes est au niveau du pavé
du temple, ainsi qu'à tous les temples qui sont sans podium, c'està-dire -
sans cette sorte de piédestaux qui sont continués par un appui -
ou balustrade. Mais la description de Vitruve fait comprendre
que les colonnes des temples ronds étaient posées chacune sur son
piédestal particulier, comme aux temples qui ont un podium, et
que néanmoins ces piédestaux n'avaient ni la base ni la corniche
de ceux qui formaient un podium, ainsi qu'ils sont décrits au
ch. 4 du liv. 111, car il est ici parlé de piédestaux au pluriel : insuper -
stylobatas columne constituuntur ; il n'est fait aucune mention -
ni des bases ni des corniches de ces piédestaux ; et ils sont
appelés simplement parietes stylobatarum, dans les monoptères;
enfin dans le périptère qui avait un temple en dedans, il est parlé
de recessu ejus a stylobata, ce qui fait voir que dans ces sortes de
temples les colonnes étaient posées sur des piédestaux tout à fait
différents du piédestal unique et continu qui soutenait les colonnes -
et même tout le temple de Tivoli. J'ai représenté ces piédestaux -
en forme de socles cubiques (sig. 75), et non avec des
bases et des corniches, comme Barbaro les représente dans sa
sigure; et je suppose que , pour ne pas embarrasser par la saillie
des bases et des corniches le passage qui devait être entre eux, ils
devaient être ainsi, par la même raison qui fait dire à Palladio que
les colonnes du temple de Tivoli ont été faites sans plinthes ; et
même ce dégagement semble moins nécessaire dans le temple de