NOTES DU LIVRE IV.
125
des consoles. Serlio veut que la largeur des consoles et celle des
chambranles soient les mêmes. Monuments anciens : Perrault dit
que Palladio a dessiné aux côtés de la porte du temple de la Concorde -
des consoles dont la largeur était le tiers de celle du cham
branle; mais Poleni ne sait pas où Perrault a vu ce qu'il avance;
Palladio traite du temple de la Concorde au liv. Iv, ch. 30, où il
ne nomme pas même les consoles, encore moins en donne-t-il
une figure. Palladio, dans le même livre (ch. 28), où il décrit un
ancien templé de Nimes, appelé la maison carrée, donne la figure
d'une console qui a un peu plus du tiers de la largeur du chambranle. -
On y trouve encore une autre porte ancienne dans laquelle -
la largeur des consoles est presque la même que celle du
chambranle. Dans les ruines antiques, la largeur des consoles est
toujours de plus du tiers de celle du chambranle, et même il se
trouve bien quelques exemples qui présentent les deux largeurs
presque égales. On peut donc croire qu'après ex tribus partibus,
Vitruve n'a écrit ni unam, ni tres, mais bien duarum,
141.— Graciliorem. Dans la fig. 66 (p. 423), la partie supérieure -
n de la console est à la partie inférieure finissant à la ligne
ponctuée b comme 4 est à 3. Telles sont aussi les proportions
de la console que Palladio a dessinée à la porte du temple de Nimes
142. — Fores ita compingantur, uti scapi cardinales sint. La
description de cette menuiserie présente de l'obscurité, des difficultés, -
à cause des contradictions que présente le texte. Perrault
croit les avoir toutes levées en supposant qu'il y a parte duodevigesima, -
au lieu de parte duodecima, et Poleni veut qu'on mette
ex latitudine à la placé de altitudine. Sans entrer dans les longues
explications de Galiani, de Newton, d'Ortiz, nous nous contenterons -
de traduire le texte par les figures, le plus raisonnablement -
possible.
Les portes des anciens, comme le fait observer de Bioul, ne
roulaient point sur des gonds; mais elles se mouvaient par le bas
dans le seuil, et par le haut dans le linteau, sur ce qu'ou nomme
un pivot de porte, ou crapaudine. Le montant de la porte mobile,
placé le plus près du mur, portait à ses deux extrémités une em
boiture de bronze quiy était encastrée, et à laquelle était appliquéc
en dedans une pointe saillante pour l'arrêter et la fixer sur le bois.
Cette emboiture était ordinairement formée en cylindre ; mais on
en trouve aussi de carrées, d'où naissent sur chaque côté des
bandes de fer allongées qui s'avancent, et qui fortifient, dans
toute leur longueur, les planches dont les portes sont construites;