Volltext : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  IV.
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des  consoles.  Serlio  veut  que  la  largeur  des  consoles  et  celle  des
chambranles  soient  les  mêmes.  Monuments  anciens  :  Perrault  dit
que  Palladio  a  dessiné  aux  côtés  de  la  porte  du  temple  de  la  Concorde -
  des  consoles  dont  la  largeur  était  le  tiers  de  celle  du  cham
branle;  mais  Poleni  ne  sait  pas  où  Perrault  a  vu  ce  qu'il  avance;
Palladio  traite  du  temple  de  la  Concorde  au  liv.  Iv,  ch.  30,  où  il
ne  nomme  pas  même  les  consoles,  encore  moins  en  donne-t-il
une  figure.  Palladio,  dans  le  même  livre  (ch.  28),  où  il  décrit  un
ancien  templé  de  Nimes,  appelé  la  maison  carrée,  donne  la  figure
d'une  console  qui  a  un  peu  plus  du  tiers  de  la  largeur  du  chambranle. -
  On  y  trouve  encore  une  autre  porte  ancienne  dans  laquelle -
  la  largeur  des  consoles  est  presque  la  même  que  celle  du
chambranle.  Dans  les  ruines  antiques,  la  largeur  des  consoles  est
toujours  de  plus  du  tiers  de  celle  du  chambranle,  et  même  il  se
trouve  bien  quelques  exemples  qui  présentent  les  deux  largeurs
presque  égales.  On  peut  donc  croire  qu'après  ex  tribus  partibus,
Vitruve  n'a  écrit  ni  unam,  ni  tres,  mais  bien  duarum,
141.—  Graciliorem.  Dans  la  fig.  66  (p.  423),  la  partie  supérieure -
  n  de  la  console  est  à  la  partie  inférieure  finissant  à  la  ligne
ponctuée  b  comme  4  est  à  3.  Telles  sont  aussi  les  proportions
de  la  console  que  Palladio  a  dessinée  à  la  porte  du  temple  de  Nimes
142.  —  Fores  ita  compingantur,  uti  scapi  cardinales  sint.  La
description  de  cette  menuiserie  présente  de  l'obscurité,  des  difficultés, -
  à  cause  des  contradictions  que  présente  le  texte.  Perrault
croit  les  avoir  toutes  levées  en  supposant  qu'il  y  a  parte  duodevigesima, -
  au  lieu  de  parte  duodecima,  et  Poleni  veut  qu'on  mette
ex  latitudine  à  la  placé  de  altitudine.  Sans  entrer  dans  les  longues
explications  de  Galiani,  de  Newton,  d'Ortiz,  nous  nous  contenterons -
  de  traduire  le  texte  par  les  figures,  le  plus  raisonnablement -
  possible.
Les  portes  des  anciens,  comme  le  fait  observer  de  Bioul,  ne
roulaient  point  sur  des  gonds;  mais  elles  se  mouvaient  par  le  bas
dans  le  seuil,  et  par  le  haut  dans  le  linteau,  sur  ce  qu'ou  nomme
un  pivot  de  porte,  ou  crapaudine.  Le  montant  de  la  porte  mobile,
placé  le  plus  près  du  mur,  portait  à  ses  deux  extrémités  une  em
boiture  de  bronze  quiy  était  encastrée,  et  à  laquelle  était  appliquéc
en  dedans  une  pointe  saillante  pour  l'arrêter  et  la  fixer  sur  le  bois.
Cette  emboiture  était  ordinairement  formée  en  cylindre  ;  mais  on
en  trouve  aussi  de  carrées,  d'où  naissent  sur  chaque  côté  des
bandes  de  fer  allongées  qui  s'avancent,  et  qui  fortifient,  dans
toute  leur  longueur,  les  planches  dont  les  portes  sont  construites;
            
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