Volltext : Tome premier (1)

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NOTES  DU  LIVRE  IV.
Nos
pièces,  ce  qui  ne  se  rencontre  pas  aux  ouvrages  de  pierre.
ouvriers  font  deux  espèces  de  retour  des  moulures  :  l'un  est  appelé -
  simplement  à  angle  ;  il  est  commun  à  toutes  les  moulures  des
corniches  qui,  dans  leur  retour,  conservent  le  même  niveau  ;  l'au
tre  est  appelé  à  onglet  ;  c'est  le  retour  des  moulures  des  chambranles -
  ou  des  cadres  ;  et  on  aurait  pu  dire  que  ce  mot  d'onglet
des  ouvriers  vient  de  l'in  ungue  de  Vitruve,  s'il  s'agissait  ici  du
retour  des  moulures  des  chambranles.  C'est  pourquoi  je  n'ai  point
traduit  in  ungue  par  à  onglet,  comme  J.  Martin,  mais  par  exac
tement,  supposant  que  Vitruve  a  mis  in  ungue  pour  ad  unguem.
Et  puis,  quelles  sont  les  cymaises  qui  doivent  être  jointes  exactement? -
  Si  la  fig.  65  (p.  416),  si  celles  que  Barbaro  et  J.  Bullant
ont  faites  de  la  porte  dorique  sont  exactes,  je  crois  que  Vitruve
veut  parler  de  la  cymaise  qui  est  sur  la  couronne  plate,  et  de  celle
du  tailloir  du  chapiteau  soit  des  colonnes,  dont  l'une  est  mar
quée  R,  soit  des  pilastres  qui  sont  aux  deux  côtés  de  la  porte  :
car  les  extrémités  de  ces  deux  cymaises  se  touchent  et  se  joignent
de  si  près  et  d'une  manière  si  particulière,  au  point  L,  que  ce
n'est  pas  sans  raison  qu'il  dit  qu'elles  se  joignent  exactement;  et
si  cette  jointure  eût  du  s'entendre  des  angles  et  des  retours  d'une
moulure,  il  aurait  été  inutile  de  dire  qu'elle  doit  être  juste,  parce
que  cela  est  commun  à  tous  les  angles  que  font  les  moulures;
mais  il  est  tout  à  fait  particulier  aux  deux  extrémités  de  ces  cy
maises  de  se  toucher  comme  elles  font.
Comme  Galiani,  de  Bioul  entend  qu'il  faut  que  l'architrave  du
chambranle  fasse  à  droite  et  à  gauche  les  petites  saillies  indiquées
par  les  lignes  ponctuées  rr,  et  que  ces  saillies  avancent  autant  que
les  pieds  des  chambranles.  On  en  voit  à  beaucoup  de  chambranles -
  dans  les  anciens  édifices,  entre  autres  à  ceux  des  fenêtres  du
dedans  du  temple  de  la  Sibylle  à  Tivoli.  Cependant  je  crois  que
la  période  de  ce  chapitre  qui  termine  l'article  de  la  porte  dorique
a  rapport  à  la  grande  cymaise  plate,  dont  il  était  question  alors,
et  non  au  chambranle.
135.  —  Lumen  altum  ad  eumdem  modum,  quemadmodum  in
Doricis.  C'est-à-dire  que  la  hauteur  comprise  entre  le  pavé  et  le
plafond  se  divise  en  trois  parties  et  demie,  dont  on  donne  deux
à  l'ouverture  de  la  porte.
136.  —  Latitudo  constituatur,  ut  altitudo  dividatur  in  partes
duas  et  dimidiam,  ejusque  partis  unius  ima  luminis  fiat  latitudo.
On  lisait  :  ejusque  partis  unius  semis  ima  luminis  latitudo  fiat.Si
cette  division  était  exacte,  s'il  n'y  avait  pas  là  corruption  dans  le
texte,  eu  égard  aux  proportions  prescrites  antérieurement  pour
            
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