Full text : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  IV.
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mouchette.  Il  est  fait  pour  arrêter  l'eau  :  car,  pour  aller  plus  loin,
il  faudrait  qu'elle  montât  vers  r  pour  descendre  vers  a.
90.  —  Simæ.  Presque  tous  les  monuments  antiques,  dit  Perrault, -
  ont  la  cymaise,  qui  est  au  haut  de  la  corniche  dorique,
différente  de  celle  de  la  corniche  ionique.  La  cymaise  ionique  est
toujours  la  doucine  »  (fig.  62,  p.  399)  et  la  dorique  est  formée
comme  les  cavets,  tu.  Parmi  les  architectes  modernes,  Vignole  et
Viola  ont  mis  le  cavet  au  lieu  de  la  doucine,  à  leur  ordre  dorique, -
  conformément  à  l'ordre  dorique  du  théâtre  de  Marcellus.
91.  —  Hœc  ratio  in  operibus  diastylis  erit  constituta.  C'est  en
effet  du  diastyle  que  les  entre-colonnements  de  ce  temple  approchent -
  le  plus,  selon  de  Bioul  ;  ils  ne  sont  pas  précisément  semblables, -
  puisqu'ils  sont  d'un  quart  de  diamètre  plus  grands  que  les
entre-colonnements  diastyles,  dont  il  est  parlé  dans  le  ch.  2  du
liv.  111,  auxquels  il  veut  qu'on  donne  trois  diamètres,  tandis  que
ceux-ci  ont  six  modules  et  demi,  partant  trois  diamètres  et  quart,
le  module  n'étant  ici  que  le  demi-diamètre.  On  a  dû  augmenter
ainsi  cet  entre-colonnement  diastyle  à  cause  du  compartiment  des
triglyphes  et  des  métopes  dont  on  ne  peut  s'écarter.  De  plus  l'entre-colonnement -
  du  milieu  ,  à  cause  de  sa  grande  largeur,  approche -
  de  l’aréostyle,  ce  qui  n'empêche  pas  qu’on  ne  nomme  cette
espèce  de  temple  diastyle,  comme  on  dit  qu'un  temple  est  eustyle,
quoique  l'entre-colonnement  du  milieu  ait  la  largeur  de  celui  du
diastyle.
92.  —  Si  vero  pycnostylon  et  monotriglyphon.  Dans  la  plupart
des  éditions  de  Vitruve,  au  lieu  de  pycnostylon,  que  Barbaro  a  introduit -
  dans  son  édition  latine,  on  lit  systylon,  ce  qui  est  évidemment -
  une  faute  :  car,  comme  on  le  voit  au  ch.  2  du  liv.  111,  la  largeur
d'un  entre-colonnement  pycnostyle  est  d'un  diamêtre  et  demi,  ce
qui  est  l'espace  nécessaire  à  ces  sortes  de  temples  qui  n’ont  qu’un.
triglyphe  au-dessus  du  milieu  de  l'entre-colonnement,  tandis  que
l'entre-colonnemeut  du  systyle  qui,  dans  l'ordre  dorique,  serait
de  deux  diamêtres  qui  font  quatre  modules,  ne  pourrait  pas  s'accorder -
  avec  les  monotriglyphes  qui  n'en  demandent  que  trois.
Philander  dit  que  dans  l'ordre  dorique  les  proportions  peuvent
se  prendre  de  l'entre-colonnement  des  triglyphes,  au  lieu  que
dans  les  autres  ordres,  ils  se  prennent  de  l'entre-deux  des  colonnes; -
  de  sorte  que,  au  lieu  de  intercolumnium,  il  voudrait  qu'on
dit  monotriglyphium  :  cela  étant,  ne  faudrait-il  pas  des  noms  particuliers -
  au  genre  des  temples  doriques,  et  les  appeler  pycnotri¬
            
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