NOTES DU LIVRE IV.
402
jusqu'à l'extrémité du larmier appelé mouchette. Cette saillie,
dans la fig. 62 (p. 399) est marquée 7, 6. Poleni ne la trouve pas
trop petite, et fait observer que M. de Chambray, dans son
Parallèle d'architecture, donne la figure d'un fragment de larmier
des Thermes de Dioclétien appartenant au genre dorique, dont
la saillie, loin de dépasser la mesure donnée par Vitruve, est au
contraire plus petite.
La saillie du larmier du théâtre de Marcellus est deux fois plus
grande, ce que ne comprend pas Philander, bien qu'elle n'ait
pas déplu à Sangalle, qui l'a suivie pour le palais Farnèse.
83. — Habens cymatium Doricum in imo. Les auteurs ne sont
pas bien d'accord sur la signification générale de la cymaise:
Philander dit qu'elle est faite de la moitié d'une scotie, appelée
cavet, marquée u dans la fig. 62, (p. 399). Telle est aussi l'opinion -
de Palladio, de Perrault, de Poleni.
84.— Alterum in summo. Puisque Vitruve vient d'écrire cymatium -
Doricum in imo, et qu'il ajoute immédiatement après alterum
in summo, il est évident que cette autre cymaise est aussi une cy
maise dorique. C'est pourquoi au-dessus du larmier j'ai fait une
cymaise dorique marquée t, comme celle de dessous, qui est indiquée -
par la lettre u. Poleni pense que c'est s'écarter du précepte -
de Vitruve que de faire deux cymaises différentes, comme
l'a fait Perrault, qui a mis une cymaise dorique sous le larmier, et
une gueule renversée au-dessus.
85.— Item cum cymatiis corona crassa ex dimidia moduli. Galiani -
ajoute à ce demi-module une sixième partie, pour deux raisons, -
la première parce que, au liv. II1, ch. 3, l'auteur établit
la règle générale que la saillie des membres doit être égale à leur
hauteur : omnino omnes ecphoræ venustiorem habent speciem quae
quantum altitudinis tantumdem habeant projecturæ ; or, puisqu'il
a dit plus haut que la saillie du larmier doit être d'un demi-module -
et d'une sixième partie, dimidia et sexta parte, sa hauteur
doit être égale, d'autant plus qu'en parlant de cette hauteur, il
commence la phrase par le mot item, qui indique similitude ; c'est
la seconde raison.
86.— Ad medias metopas. Cette disposition des chemins et des
espaces du plafond de la corniche dorique de Vitruve, dit Perrault, -
est fort différente de ce qui était dans l'ordre dorique du
théâtre de Marcellus, et qui se voit dans le Parallèle de M. de
Chambray : car il ne reste presque plus rien à Rome de cette
corniche. La différence de ces corniches vient du peu de saillie