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NOTES DU LIVRE IV.
ter servilement cette forme ; donc les frontons cintrés sont contre
nature, donc les frontons brisés et à volutes sont détestables.
Rien n'est plus absurde encore que de mettre des frontons les
uns sur les autres, que d'en mettre au-dessous de l'entablement.
Quoi qu’en dise de Bioul, il est certains frontons qui surmontent
avec élégance des portes et des fenêtres.
57. — De lonicis et Corinthiis institutionibus. Dans plusieurs endroits -
Vitruve nous apprend que l'ordre corinthien ne diffère de
l'ionique que par la forme du chapiteau et par les mutules; de
sorte que si, pour une colonnade ionique, on employait le chapiteau -
corinthien, ce serait du corinthien, quoiqu’il n'y eût pas de
mutules. Ce serait se tromper, que de,croire que Vitruve a voulu
établir des proportions particulières pour l'ordre corinthien.
58.— Tarchesius. Le nom de cet architecte, dont Vitruve n'a
parlé qu'une fois, ne se trouve point, que je sache, dans un aufre
écrivain ancien.
59. — Prtheus. Quel est ce Pythée? Est-il le même que le Pythius -
dont Vitruve a déjà parlé au liv. 1, ch, 1 et 12? Serait-il ce
Pythis qui sculpta un quadrige de marbre pour le sommet du
tombeau de Mausole? Ce nom se rencontre fréquemment dans
Hérodote et dans Pausanias.
60. — Eam lonicam Libero Pâtri fecit. On ne saurait trop
pourquoi Hermogène élève à Bacchus un temple d'ordre ionique
plutôt que d'ordre dorique ou corinthien, si Vitruve ne nous
l'avait appris au ch. 2 du liv. 1.
61. — Impedita est distributio. Les difficuliés qu'offre l'ordre
dorique ne se rencontrent pas dans les autres ordres. Ce mélange
alternatif de triglyphes et de métopés qui en décorent la frise, en
rend l’exécution très génante car; il faut ou plier un triglyphe
en mutilant les deux métopes voisines, ou joindre deux métopes
ensemble sans aucun triglyphe intermédiaire. L'ordre dorique
dont Vitruve donne ici les proportions, ne convient qu'aux temples; -
il est grossier et massif, dit Perrault. Il y en a un autre pour
les portiques des théâtres, plus léger et plus délicat, qui est decrit -
au ch. 9 du liv. y.
62.— Et lacunariorum distributione. Par le mot lacunarid,
qui signifie proprement les entre-deux des solives d'un plancher,
ou tous les enfonceménts qui sont dans les plafonds; on entend
ici le dessous du larmier de la corniche. On verra à la fin de ce
chapitre, où il est parlé de la distribution des parties qui compo¬