Volltext : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  IV.
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colonnes  corinthiennes,  et  que  les  ornements  seuls  distingueiit
du  chapiteau  corinthien,  ne  suffisaient  point,  selon  Vitruve,  pour
former  un  ordre  particulier,  ce  qui  fait  croire  à  de  Bioul,  mal
gré  l'opinion  de  Perrault,  que  ce  n'est  point  de  l'ordre  que  nous
avons  appelé  composite  que  l’auteur  latin  parle  ici  ;  on  ne  le
connaissait  probablement  pas  alors.  Il  parle  donc  de  ces  chapiteaux -
  qui  sont  semblables  au  chapiteau  corinthien,  et  en  ont
toutes  les  proportions,  mais  qui  en  diffèrent  par  la  bizarrerié  des
emblèmes  dont  ils  étaient  ornés.  C'étaient  des  symboles  qui  faisaient -
  allusion  à  la  divinité  du  temple,  ou  à  la  destination  de
l'édifice.  J.  B.  Montano  a  publié  un  recueil  considérable  de  des
sins  qui  représéntent  une  infinité  de  ces  chapiteaux  antiques,
remarquables  par  leurs  singularités.  Celui  de  là  3e  figure  de  la
13e  planche  est  du  nombre  :  il  représente  un  des  chapiteaux  du
temple  de  Jupiter  Tonnant,  au  Capitole  ;  on  le  voit  encore  à
Rome  aujourd'hui.  Dans  les  uns  ce  sont  des  cornes  d'abondance
qui  tiennent  lieu  de  volutes  :  c'est  pour  un  temple  de  Cérès;  dans
d'autres  ce  sont  des  aigles  :  c'est  pour  un  temple  de  Jupiter;  pour
un  temple  de  Neptune,  ce  sont  des  tridents  qui  remplacent  les
fleurs.  Si  l'on  réfléchit  bien  aux  paroles  du  texte,  ce  n'est  que  de
ces  chapiteaux  qu'il  est  question.
32.—  De  ornamentis  eorum.  Ces  ornements  sont  l'architrace,
la  frise  et  la  corniche,  ée  qu'on  appelle  en  français  entablement
ou  couronnement.  Ce  nom  d'ornement  est  assez  impropre  pour
désigner  des  parties  si  essentielles  dans  les  bâtiments,  et  au  soutien -
  même  desquelles  sont  destinées  les  colonnes.  Il  ne  devrait
s'entendre  que  de  choses  ajoutées  aux  membres  essentiels,  comme
les  sculptures  taillées  dans  les  frises,  les  moulures  des  architraves.
des  corniches,  des  bases,  des  tailloirs,  etc.
33.—
In  œdificiis  omnibus.  Cela  ne  doit  s'entendre  que  des
bâtiments  ordinaires,  et  non  des  grands  et  magnifiques  édifices  où
l'entablement  est  de  pierre,  mais  dont  toutes  les  parties  sont
faites  à  l'imitation  de  ceux  qui  sont  composés  de  plusieurs  pièces
de  bois.  Dans  quelques  temples,  les  architraves  qui  servaient  de
travées  au  dedans  des  péristyles  étaient  de  bois  :  l'historien  Josèphe -
  rapporte  qu'au  superbe  temple  qu'Hérode  sit  bâtir  à  Jérusalem, -
  les  architraves  étaient  de  bois  de  cèdre.
34.  —  Supra  columnas  et  parastaticas  et  antas.  Les  antes  que
nous  avons  déjà  appelées  pilastres,  dit  Perrault,  et  les  parastaticœ, -
  que  nous  appelons  ici  piédroits,  ne  sont  le  plus  souvent
qu'une  même  chose;  on  y  peut  pourtant  mettre  cette  différence,
            
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