NOTES DU LIVRE IV.
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dépit des manuscrits et des éditions de Vitruve, ont traduit comme
s'il y avait dans le texte lonicæ octo semis. C'est une erreur qui
est repoussée et par Pline, qui a dit (Hist. Nat., liv. XXXVI, ch. 51):
« Columnæ qua sextam partem altitudinis in crassitudine ima
habent, Doricæ vocantur, quæ nonam lonicæ ; » et par M. de Chambray, -
qui, dans son Parallèle d’architecture, assure que les colonnes -
ioniques du théâtre de Marcellus et du temple de la Fortune -
Virile ont de hauteur dix-huit modules, c'est-à-dire neuf
fois leur diamètre.
21.— Poculis delectabatur. Saumaise trouve ridicule la version
poculis, comme s'il n'y avait que de petits vases qui pussent servir -
de joujoux à des petites silles, et veut qu'on mette joculis à la
place de ce mot. Poleni trouve le mot pocula admissible, et Galiani
n'y voit rien à reprendre; seulement il explique que ces petits
vases n'étaient point vides; qu'après les avoir remplis de mets,
on les recouvrait de tuiles, pour que le contenu fût conservé,
précaution inutile, s'ils avaient été vides. Je ne sais trop où j'ai
lu que de jeunes mères allaient mêler leur lait aux larmes qu’elles
versaient sur la tombe de leur enfant.
22.— Monumentum. Il est ici question non d'un tombeau,
comme l'ont cru quelques commentateurs, mais de ce simple
tumulus qu'on voit dans nos cimetières.
23.— Supra acanthi radicem. Il y a deux espèces d'acanthe,
l'une petite, à feuilles pi¬Fig. -
54.
quantes et frisées (acanthus -
spinosus), l'autre
lisse et unie (acanthus
mollis). Presque tous les
eg
poêtes ont parlé de l'acanthe, -
dit un annotateur -
de Pline, et l'on
sait quelle célébrité elle
a acquise en architecture -
pour avoir fourni
le principal ornement
du chapiteau corinthien
(fig. 54). Les sculpteurs
gothiques avaient aussi adopté l'acanthe dans leurs ornements
d'architecture ; mais au lieu de prendre l'acanthe cultivée, comme
les anciens, ils avaient adopté l'acanthe épineuse, dont les formes
sont beaucoup moins gracieuses. Virgile (Egl. 111, v. 45) entoure