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NOTES DU LIVRE IV.
donna ensuite. Il n'y eut pas d'autre architecture en Grêce que ce
dorique massif, jusqu’à l'époque où elle envoya des colonies en
Asie.
17.— Et cymatiis et encarpis. Par le mot cymaise, Vitruve
entend sans doute le tailloir du chapiteau ionique. Quant au mot
encarpi, dont Vitruve se sert pour désigner les festons de fleurs ou
de fruits qui ornent la volute ionique, il a singulièrement exercé
les commentateurs. Philander croit qu'il signifie ces guirlandes de
fleurs et de fruits (aé, fruit) qui ornent quelquefois la frise
ionique. Perrault l'a rendu par gousse, croyant que c'était cet
ornement du chapiteau ionique; formé de trois gousses de fèves
uuu, qu'on voit sortir de l’angle où la volute rencontre l’ove (fig. 46.
p. 314). Ces deux opinions peuvent être admises, puisqu on voit
dans les chapiteaux antiques de ces gousses et de ces festons. Cependant -
Galiani croit, avec beaucoup de vraisemblance, que le
mot encarpi désigne cet ornement contourné, formé de feuilles
ou d'autres choses que les anciens mettaient dans le creux ou
enfoncement de la volute. Il a suivi ce sentiment, dit de Bioul,
parce qu'il trouve que l'expression encarpis pro crinibus ne peut
se rapporter ni aux gousses ni aux festons, qui ont peu de rapport
avec une chevelure. « Je ne sais, dit Perrault, si Michel-Ange, qui
à mis des festons dans le chapiteau ionique qu'il a inventé, s'est
fondé sur cet endroit de Vitruve; mais il est certain qu'il n'y en
avait point dans le chapiteau antique. »
18.— Strias.... demiserunt. Sponius, dans sa relation d'Athènes,
avait écrit qu'il était persuadé que les cannelures n'avaient été en
usage qu’après le siècle de Néron. Puis, dans son Foyage d'Ltalie,
t. Ir, il chante la palinodie, soutenant toutefois que les cannelures
ne sont pas aussi anciennes qu’on le pense ordinairement. Mais ce
passage de Vitruve montre assez que leur invention date de celle
de l'ordre ionien.
19. — Septem crassitudinis diametros in altitudinem columna
Doricœ. D'après Perrault, les proportions des membres d'architecture -
n'ont point une beauté qui ait un fondement tellement positif, -
qu’'il soit de la condition des choses naturelles, et pareil à celui
de la beauté des accords de la musique qui plaisent à cause d'une
proportion certaine et immuable qui ne dépend point de la fantaisie -
: car la proportion qui fut premièrement donnée à la colonne -
dorique et à l’ionique, a été changée ensuite, et pourrait
encore l'être sans choquer ni le bon sens ni la raison,
20. — lonicæ novem. Joconde, Perrault, Ortiz, de Bioul, en