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NOTES DU LIVRE IV.
12.— Et summam imperii potestatem loni, Xuthi et Creuse
filio, dederunt. Selon Pausanias (liv. VII, ch. 1, 2, 3,4), Vitruve
ferait, à l'égard de cet établissement, un anachronisme assez considérable, -
quand il dit qu’Ion, fils de Xuthus, conduisit dans
l'Asie Mineure les colonies qui construisirent le temple de Diane
d’Ephèse. Ces colonies ne s y transportèrent que quatre cents ans
après lui, sous la conduite de Nylée et des autres fils de Codrus,
mécontents de leur frère Médon, à qui la Pythie avait adjugé le
royaume d'Athènes.
13.— Ephesum. Ephèse est surtout célèbre par le temple ma
gnifique de Diane, qui fut incendié par Erostrate, et rebâti depuis
avec plus de magnificence encore.
14. — Myunta. Bien que Pausanias (liv VII, cli. 2) ne raconte -
pas de la même manière la ruine de Myonte, il dit néanmoins -
que les eaux furent la première cause de l'abandon de cette
ville par les habitants, qui se réfugièrent à Milet, à cause de la
quantité prodigieuse de cousins produites par des eaux stagnantes.
- Idem in columnam transtulerunt. L'analogie que Vitruve
15.
établit entre le corps de l’homme et une colonne, est un peu
forcée. Quelle conformité y a-t-il, en effet, entre le rapport de la
longueur du pied à la hauteur de l’homme, entre celui du diamêtre
du bas de la colonne à la longueur. On ne laisse pas toutefois de
l'admettre à cause de la perfection du corps humain pris pour
modèle. On ne trouve, non plus, rien de ridicule dans la comparaison -
de la colonne dorique avec la vigueur mâle et robuste de
l'homme, de la colonne corinthienne avec la taille souple et gracieuse -
d'une jeune fille, de la colonne ionienne avec le corps
d'un jeune homme qui n’a ni la vigueur de celui de l’homme fait,
ni la délicatesse de celui de la jeune fille. C'est peut-être trop caresser -
l'idée de cette analogie, que de comparer la base d'une
colonne à des chaussures, et les volutes à des boucles de cheveux.
16.— Et qua crassitudine secerunt basim scapi. Le mot basts
signifie ici, non la base, mais le bas du fût de la colonne : car dans
les anciens temps, la colonne dorique n'avait point de base,
comme on le voit dans les monuments qui nous restent encore de
cette architecture, particulièrement dans les temples de Pestum
de Girgenti et d’Athènes, où les colonnes posent immédiatement
sur un piédestal. Cet ancien ordre n'’était qu’une copie de quelque -
morceau de l'architecture égyptienne, que les colonies ame
nées en Grèce par Cécrops leur avaient sans doute fait connaître
Les proportions n’étaient pas les mêmes que celles qu'on leut