Volltext : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  III.
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tier,  dont  Scamozzi  forme  la  hauteur  avec  les  deux  neuvièmes
dont  il  s'agit  ;  encore  cela  n'est  vrai  que  des  frontons  faits  depuis
Vitruve  :  car  on  peut  juger  par  ceux  qu'on  voit  dans  la  plupart
des  ruines  de  la  Grèce,  que  du  temps  de  Vitruve  ils  avaient  la
proportion  qui  est  ici  prescrite.
Serlio  a  inventé  une  méthode  pour  prendre  la  hauteur  des  frontons, -
  qui  est  de  tracer  un  cercle  ABCD  (fig.  52,  p.  327)  dont  le
diamètre  AC  soit  la  largeur  du  fronton;  ensuite,  du  point  D,  où
ce  cercle  coupe  la  ligne  BE  qui  descend  par  le  milieu  du  fronton,
de  décrire,  comme  d'un  centre,  un  autre  cercle  AGCE;  le  point
G,  où  ce  second  cercle  coupe  la  perpendiculaire  BE,  est  la  hauteur -
  du  fronton.
Coronœ  quœ  supra  tympanum  fiunt.  Le  mot  corond
143.
s’emploie  quelquefois  pour  désigner  la  corniche  entière,  quelquefois -
  aussi  pour  désigner  un  membre  particulier,  le  dernier  de
la  corniche.  C’est  dans  ce  dernier  sens  qu’il  faut  l’entendre  ici¬Les -
  Grecs  ne  formaient  les  corniches  latérales  des  frontons  que
d’une  couronne  et  d’une  cymaise,  ce  qui  concorde  avec  les  préceptes -
  de  Vitruve.  La  corniche  horizontale  manquait  de  la  cymaise
qu  on  mettait  aux  corniches  obliques,  c’est-à-dire  aux  côtés  du  faîte
Insuper  coronas  sima,  quas  Grœci  rioag  dicunt.
144.
Cette  cymaise  doit  être  celle  qui  termine  le  fronton  sur  les  deux
petits  côtés  du  triangle.  Il  dit  que  les  Grecs  les  appelaient  i,
c'est-à-dire  mis  au-dessus  et  au  plus  haut,  parce  que  les  cymaises.
qu'il  appelle  cymatia,  n'étaient  point  au-dessus  d’autres  cymaises.
mais  seulement  au  haut  de  la  corniche  du  piédestal,  au  haut  de
l'architrave,  et  dans  la  grande  corniche  au-dessous  de  la  grande
cymaise.
Altiores  octava  parte.  Dans  cette  hauteur  est  compris  le
145.
réglet.  Cette  cymaise  est  droite  et  ne  diffère  de  celle  qui  est  aux
côtés  du  faîte  qu'en  ce  que  celle-ci  est  posée  obliquement.  La
cymaise  droite  se  joint  dans  les  angles  à  celle  qui  est  oblique,  ce
qui  n'offre  aucune  difficulté  dans  l'exécution,  quoi  qu'en  ait  pensé
Galiani.
146.  —  Acroteria.  Le  mot  acrotère,  qui  signifie  le  faîte,  le
sommet,  et  en  général  les  extrémités  d'un  objet,  désigne  plus
particulièrement  dans  les  édifices,  des  piédestaux  mis  au  milieu
et  aux  côtés  des  frontons,  pour  soutenir  des  statues.  Ils  sont  in
diqués  par  les  lettres  ABG,  dans  la  fig.  51  (p.  327).
147.—  Angularia  tam  alta,  quantum  est  tympanum  medium.
On  dirait  par  les  mots  tympanum  medium  que  Vitruve  entend
            
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