Full text : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  III.
308
écrit  sur  ce  passage,  après  avoir  vu  le  Colysée,  n'en  aient  point
fait  la  remarque.  On  voit  encore  la  même  chose  au  mausolée  de
Plautia,  entre  Rome  et  Tivoli,  près  du  pont  Lucano  :  les  piédestaux -
  de  six  colonnes  qui  ornaient  le  frontispice,  formaient
autant  de  saillie;  mais  la  plus  grande  partie  de  l'entablement  est
totalement  ruinée.
88.—  Projecturamque,  quam  Grœci  a  vocitant,  habeant
quadrantem.  La  version  ordinaire  donne  au  bas  de  la  base  attique
une  saillie  égale  au  diamètre  de  la  colonne.  Perrault  a  aussi  suivi
cette  version  ;  mais,  comme  il  trouve  que  les  bases  attiques  des
monuments  anciens  n'ont  pas  une  projection  aussi  forte,  il  prétend, -
  sur  l'autorité  d'un  vieux  manuscrit,  qu’au  lieu  de  quadrantem -
  il  faudrait  lire  sexantem.  Cette  correction  donne  à  ces  bases
une  proportion  conforme  à  celle  que  nous  offrent  les  monuments
anciens,  dit  de  Bioul,  mais  ne  s'accorde  pas  du  tout  avec  la  suite
du  texte,  où  il  est  dit  que  la  largeur  de  la  base  doit  être  d’un  diamètre -
  et  demi,  et  il  n'y  a  certainement  rien  d’exorbitant  dans  cette
saillie  (fig.  43).  Ce  que  Vitruve  dit  ensuite  de  la  base  ionique  confirme -
  qu’il  a  entendu  qu’il  fallait  que  la  projection  de  la  base  attique
fût  d'un  quart  de  diamètre.  Le  diamètre  du  bas  de  la  base  qui  n’a  pas
de  tore  inférieur,  comme  la  base  attique,  doit  avoir,  suivant  lui,  un
diamètre  trois  huitièmes,  comme  on  peut  le  voir  dans  la  fig.  44
(p.310)  :  il  est  tout  naturel  que  n'ayant  pas  de  tore,  sa  saillie  soit
moindre  que  celle  de  la  base  attique;  tandis  que  si  on  lisait
sexantem,  comme  le  prétend  Perrault,  il  arriverait  que  la  base
ionique,  sans  tore,  aurait  une  saillie  plus  forte  que  la  base  attique
avec  le  sien.
89.—  Altitudo  ejus,  si  atticurges.  La  base  atticurge  qui  est
décrite  ici  est  celle  dont  on  se  sert,  dit  Perrault,  quand  on  en  met
dans  l'ordre  dorique.  Atticurge,  au
Fig.  45.
commencement  du  ch.  6  du  liv.  Iv,
désigne  l'ordre  corinthien;  mais  ordinairement -
  on  appelle  atticurges  les  colonnes
  carrées.  Le  mot  grec  signihe
2
athénien.  Cette  base  et  ses  proportions
S  T.
sont  représentées  dans  la  figure  43.
A.  La  plinthe.
B.  Le  tore  inférieur.
C.  La  scotie  avec  ses  deux  listels;
elle  s'appelle  encore  cavet,  nacelle,  trochille.
D.  Le  tore  supérieur.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.

powered by Goobi viewer