Full text : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  III.
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apparence,  malgré  la  précision  du  texte,  que  par  l'extrémité  des
doigts  des  pieds,  Vitruve  a  entendu  simplement  l'extrémité  des
jambes,  les  talons.
10.  —  Nam  si  a  pedibus  imis  ad  summum  caput  mensum  erit.
On  a  observé,  dit  Pline  (Hist.  Nat.,  liv.  VII,  ch.  17),  que  la  hauteur -
  du  corps  est  égale  à  la  distance  qui  se  trouve  de  l'extrémité
d'une  main  à  l'extrémité  de  l'autre,  lorsque  les  bras  sont  étendus.
Mais  l'application  de  cette  observation  n'est  pas  générale.
11.  —  Namque  ex  manibus  denarius  digitorum  numerus.  Vitruve -
  nous  apprend  dans  ce  chapitre  que  l'arithmétique  doit  son
origine  aux  dix  doigts  de  nos  mains.  Cette  manière  de  compter
était  la  plus  simple,  et  semblait  dictée  par  la  nature.  Voilà  pourquoi -
  Platon  trouvait  que  le  nombre  dix  était  le  plus  parfait;  cependant -
  en  divisant  le  nombre  dix,  on  ne  trouve  pas  ces  rapports
de  proportion  entre  les  différentes  quantités  qui  le  divisent,  et
la  totalité  qu'on  trouve  dans  d'autres  nombres.
12.—  Perfectum  esse  dixerunt  numerum  qui  sex  dicitur.  Les
mathématiciens  trouvèrent  plus  parfaits  les  nombres  dont  les  divisions -
  proportionnées  entre  elles  et  avec  le  tout,  formaient  ces
proportions  qu'on  nomme  harmoniques,  où  le  premier  nombre
est  au  troisième  comme  la  différence  du  second  est  au  troisième
Tel  est  le  nombre  6  dont  les  diviseurs  1,  2,  3  sont  en  proportion
harmonique  entre  eux  et  avec  lui,  puisque  ce  nombre  6,  comme
on  voit,  se  compose  de  la  somme  de  tous  ses  diviseurs.
13.  —  Sic  sextantem  unum.  Les  Romains  divisaient  l'as,  qui
était  la  livre  d'airain,  en  douze  onces  ;  l'once  était  dite  uncia  du
mot  unum  ;  les  deux  onces  sextans,  la  sixième  partie  des  douze
onces  qui  composaient  l'as  ou  la  livre,  etc.
La  division  de  l'as  par  Vitruve  en  6  onces  fait  que  l'once  est  le
sextans,  qui  est  le  plus  petit  nombre  compris  dans  son  as;  les  2
sont  triens,  qui  font  la  troisième  partie  de  6;  les  3  font  le  semis,
qui  est  la  moitié  du  tout  ;  4  sont  bes,  qui  contient  deux  tiers  de  b;
5  sont  le  quintarium  ;  6,  l'as  entier  ;  7  est  appelé  o,  qui  est
1  au-dessus  de  6  ;  8  tertiarium,  qui  est  la  troisième  partie  de  6,
c'est-à-dire  2  ajoutés  au  nombre  6;  9  sesquialtera,  qui  est  un
demi  ajouté  au  tout,  composé  de  deux  parties,  dont  la  première
est  un  entier,  et  la  seconde  un  demi;  10,  bes  alterum,  qui  est  le
bes  valant  4,  ajouté  à  6  ;  11,  quintarium  alterum,  qui  est  le  3
ajouté  à  6;  et  12,  diplasion,  qui  est  le  double  de  6.
14.  —  Quum  ad  supputationem  crescat,  supra  sex  adjecto  asse,
kosxrev.  Je  pense  avec  Philander,  contre  l'avis  de  Barbâro  et  de
            
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