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NOTES DU LIVRE III.
summum verticem quartœ. Si depuis le haut de la poitrine, c'està-dire -
depuis les claviculés jusqu'au haut du front, c'est à-dire
jusqu'à la racine des cheveux, il y a une sixième partie du corps
entier, il est impossible qu'il n'y en ait qu'une quatrième depuis
ces mêmes clavicules jusqu'au sommet de la tête; autrement l'espace -
compris entre la racine des cheveux et le sommet de la tête
serait presque aussi grand que tout le visage. C'est donc avec raison -
que Philander soupçonne qu’il y a faute dans le texte, et qu'il
veut qu'on lise, au lieu d'une quatrième partie, une cinquième
avec une fraction. Selon la proportion d'Albert Durer, l'espace
qui est depuis le haut de la poitrine jusqu'au sommet de la tête,
est les trois dixièmes de tout le corps.
6. — Pes vero altitudinis corporis sextæ. Cette proportion est
inexacte : il ne se trouve point qu'un corps bien fait dont la tête
est la huitième partie de tout le corps, ait le pied plus grand
que la septième. L. B. Alberti tombe dans l'excès opposé, en ne
donnant au pied que la huitième partie de tout le corps.
7.— Cubitus quartæ; pectus item quartæ Il y a de l'exactitude
dans cette proportion du coude, c'est-à-dire dans la proportion
de l'espace compris entre le pli du bras et l'extrémité des doigts;
mais la longueur qu'il donne à la poitrine est disproportionnée,
à moins que Vitruve, par la poitrine, n'entende l’espace qui se
mesure de l'extrémité d'une épaule à l'autre. Il n'est pas, du reste,
aisé de saisir ce que Vitruve comprend par la poitrine, vu la
grandeur qu’il lui donne. Car, comme le fait observer Perrault,
si la poitrine est prise depuis les clavicules jusqu’au cartilage
xiphoide, appelé vulgairement le creux de l'estomac, elle n'a tout
au plus qu'une septième partie; et si on la prend d'une extrémité
des côtes à l’autre, elle n'en a qu’une cinquième. Peut-être y a-t-il
là une erreur de texte. Poleni pense que, par le mot poitrine,
Vitruve a désigné la partie antérieure depuis le haut de la poitrine
jusqu'au-dessus du nombril; ce qui forme la quatrième partie du
corps.
8.— Umbilicus. Le nombril est-il bien au milieu du corps
Cette observation, tout ancienne qu'elle est, a rencontré des
contradicteurs; et Varron (de la Langue lat., liv. VII, ch. 17
trouve que c'est une erreur de croire que le nombril soit le centre
du corps.
Manibus et pedibus pansis. Dans un corps bien propor¬9.— -
tionné, l'extrémité des doigts des pieds dépasse d'une vingt-huitième -
partie le cercle dont le centre est au nombril. Il y a donc