Volltext : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  II.
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ch.  76).  Ce  mot  fusterna  se  trouve  dans  tous  les  livres  de  Vitruve, -
  soit  manuscrits,  soit  imprimés.  Selon  la  plus  commune
opinion,  il  serait  primitif  ;  Baldi  et  Saumaise  croient  néanmoins
qu'il  est  dérivé  de  fustis,  qui  signifie  bâton  noueux.
110.  —  Ima  autem,  quum  excisa  quadrifluviis  disparatur.  Les
troncs  des  sapins  étant  coupés  de  travers  présentent  deux  cercles
de  différentes  fibres  ;  lorsque  l'arbre  est  fendu  par  le  milieu  et
selon  le  fil,  il  laisse  voir  quatre  séparations  d’ondes  différentes,
ce  qui  fait  appeler  les  troncs  ainsi  coupés  quadrifluviati  par  Pline
(Hist.  Nat.,  liv.  XVI,  ch.  76).
111.  —  Ejecto  torulo.  Le  cœur  de  l'arbre,  appelé  par  Théophraste -
  our  oa,  est  entouré  de  l'aubier  que  les  architectes
recommandent  d'enlever,  afin  qu'il  ne  reste  plus  que  la  partie  la
plus  compacte  et  la  plus  polie,  oo    o  i  éraroy; -
  car,  dit-il,          n    a,  le  cœur
est  la  partie  de  tout  arbre  la  plus  dure  et  la  plus  dense.  Pour  exprimer -
  ejicere  torulum,  Pline  se  sert  du  mot  decorticare,  qui  ici
a  la  même  signification.
112.  —  Sapinea  vocatur.  Poleni  voudrait  faire  précéder  ces
deux  mots  de  intima  fusterna,  parce  qu'il  les  a  trouvés  dans  un
manuscrit  et  dans  une  édition  de  Vitruve.  Je  ne  vois  pas  la  né
cessité  de  cette  addition,  que  je  trouverais  même  maladroite.  La
partie  inférieure  du  sapin,  celle  qui  n'a  point  de  nœuds,  s'élève
jusqu’à  sept  mètres  de  terre  ;  elle  s'appelle  sapinea,  par  opposition -
  à  la  partie  supérieure  nommée  fusterna,  à  cause  des  nœuds
qui  la  distinguent  de  l'autre.  A  quel  propos  appliquerait-on  à
cette  partie  inférieure  les  mots  intimam  fusternam?  Pline,  si  souvent -
  invoqué  par  le  commentateur,  ne  les  a  point  employés  :
"Abietis  quæ  pars  a  terra  fuit,  enodis  est  :  hæec,  qua  diximus  ratione, -
  fluviata  decorticatur,  atque  ita  sapinus  vocatur.  »  Disonsen
passant  qu'une  erreur  assez  grave  est  échappée  au  nouveau  traducteur -
  de  Pline,  M.  Ajasson  de  Grandsagne,  qui  a  traduit  fluviata
par  après  l'avoir  fait  flotter  sur  l'eau.  Fluviata  ne  fait  qu’indiquer
ces  ondulations  produites  par  les  veines  qu’on  remarque  dans  le
sapin  :  d'ou  les  expressions  quadrifluviatus,  quadrifluvium.
113.  —  Contra  vero  quercus.  Si  le  chêne  se  tourmente,  c'est
moins  parce  qu'il  contient  peu  d'humidité,  que  parce  qu'il  est
composé  de  parties  inégales,  les  unes  sèches,  dures,  fibreuses  qui
demeurent  fermes;  les  autres  humides,  qui  se  déjettent  lorsque
leur  humidité  s'évapore  après  que  le  bois  est  mis  en  œuvre.
Poyez  PLINE,  Hist.  Nat.,  liv.  XVI,  ch.  8.
            
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