NOTES DU LIVRE II.
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Avec cette pierre ont été construits un grand nombre des édisices -
de Rome : le théâtre de Marcellus, l'amphithéâtre de Vespasien, -
le tombeau de C. Publicius Bibulus, le temple de la
Fortune Virile, les fondements du temple de la Concorde, de celui
de Neptune ; hors de Rome, cinq ponts sur le Tibre; le tombeau
de C. Cécilia Metella, sur la voie appienne ; le tombeau de Plaute,
à Tibur, etc. Le travertin, dit Pline (Hist. Nat., liv. XXXVII,
ch. 48), qui résiste si bien à tout, la chaleur le fait éclater.
67.— Tophus. Les premières pierres dont on se servit pour
les édifices publics, tant dans la Crèce qu'à Rome, étaient une
espèce de tuf; le temple dé Jupiter à Elis en était bâti; un temple
de Girgenti en Sicile, le temple et l'édifice de Pestum sur le bord
du lac de Salerne, ainsi que les murs carrés de cette ville étaient
construits avec les mêmes pierres. Tous les tufs ne sont pas d'origine -
volcanique, comme le tuf rouge et le tuf noir de la Campanie -
; les tufs blancs de l'Ombrie, du Picenum, de la Vénétie
appartiennent à une autre formation. Leur légèreté les rend
surtout propres à la construction des voûtes. Pline (Hist. Nat.,
liv. xxxvi, ch. 44) dit que la Belgique fournissait une pierre blanche -
qui, ut lignum, et plus facilement même, se laissait entamer
par la scie, et qu’on en faisait diverses sortes de tuiles.
68.— Neque perferunt œstus. Il est ici question, non de la
chaleur, comme l'ont entendu Perrault, Galiani, de Bioul, mais
de la violence des vagues :
EEstus ab undis
Aquoris , exesor mororum litora circum.
(LUCRETIUS, de Rerum nat., lib. Iv, v 220)
69.— Sed ab igni non possunt esse tuta. Presque toutes les
espèces de pierres soumises à l'action d'un feu qu'il n'est pas nécessaire -
de rendre très-violent, se brisent ou s'exfolient, ou bien,
si on en augmente la violence, elles se convertissent en chaux où
se vitrifient. Il y en a cependant quelques espèces qui résistent
au feu, au moins plus longtemps, et dont on se sert pour les chéminées -
et les fourneaux.
70. — In œris flatura. L'art de fondre des statues était sans
doute connu des anciens ; mais il ne nous reste que de petits ouvrages -
en ce genre : il paraît qu'ils n'ont point su jeter en fonte
de grands morceaux. En effet, s'il y eut un colosse de Rhodes,
une statue colossale de Néron, ces pièces énormes pour la grandeur, -
n'étaient que de platinerie de cuivre sans être fondues.
71.— Structurarum genera. Il est parlé dans ce chapitre de sept