NOTES DU LIVRE II.
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régarde la mer Adriatique, on ne trouve point d'arena fossitia,
de pouzzolane, comme du côté opposé. Dans Pline (Hist. Nat.,
liv. xXXVI, ch. 54) ces deux mots ont aussi cette signification.
62. — Rubræ. De Bioul traduit par les pierres rouges d'autour
de Rome, et Perrault ne sait à quoi s'en tenir relativement au mot
Rubræ. J. Martin a traduit par la ville de Rubra, et les traducteurs -
italiens se sont servis du mot le Rosse, par une lettre majuscule, -
ce qui indique suffisamment un nom de lieu. Et puis
les autres pierres n'ont-elles pas toutes reçu leur dénomination
des lieux où sont leurs carrières? Il existait d'ailleurs un village
du nom de Rubra que Cellarius, dans sa Géographie ancienne,
place à neuf milles de Rome : Rubræ, sous-entendu petræ. Martial -
(liv. Iv, épigr. 64) dit : Fidenas veteres, brevesque Rubras.
Pallienses. Ces carrières étaient-elles les mêmes que
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celles qui plus tard furent appelées Gabienses? Strabon cile ces
dernières comme se trouvant auprès de Rome, et fournissant des
pierres d'une nature molle, et Vitruve n'en parle pas.
64. — Fidenates. La pierre de Fidènes est molle, et semble
être le produit d'un amas de pierres ponces et de gravier que le
temps aurait durcis.
65. — Albanœ. La pierre qu'on extrait des carrières d'Albe
ne se distingue de celle de Rubra que par la couleur qui est d'un
gris foncé. Elle est plus dure que le tuf et plus tendre que le travertin. -
On l'appelle aujourd'hui à Rome peperino, et à Naples
piperno (Privernum), où on la trouve en abondance. C'est de cette
pierre que sont faits les fondements du Capitole, la Cloacca massima, -
le plus ancien tombeau qu'on connaisse, près d'Albano, et
un des plus anciens monuments romains, le conduit qui sert pour
l'écoulement des eaux du lac d'Albano. Le peperino ou pierre
d'Albano, servit aussi aux principaux édifices publics dans le
même temps qu'on employait le marbre à Rome avec tant de profusion. -
66.— Tiburtinœ. L'espèce de pierres que fournit Tibur a toujours -
été d'un grand usage dans les édifices. On l'extrait autour
du lac qu'alimente l'Albule. Cette pierre est la plus belle qui
s'emploie à Rome; elle conserve longtemps sa blancheur, et,
quoique spongieuse, ellé prend un poli qui la fait ressembler à
du marbre, parce que les trous qu'elle a sont petits, et que d'ailleurs -
les ouvriers savent les boucher avec une composition particulière -
de marbre. Elle est connue sous le nom de travertin.