Volltext : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  II.
205
représentant  ce  prince  dans  l'attitude  d'une  personne  qui,  faisant
des  libations,  verserait  un  fleuve  d'une  aiguière  dans  une  coupe,
de  construire  en  outre  deux  villes,  l'une  à  droite,  l'autre  à
gauche  de  la  montagne,  et  de  faire  couler  ce  fleuve  de  l'une  à
l'autre.  »
Celle  de  Plutarque  a  plus  de  vraisemblance  :  «  Entre  tous  les
architectes  de  ce  temps-là  ,  Alexandre  désira  avoir,  pour  exécuter
son  dessein,  un  certain  Stasicrate  qui,  dans  tous  ses  plans,  montrait -
  beaucoup  de  grandeur,  de  singularité  et  de  hardiesse.
Quelques  années  auparavant,  cet  architecte,  s'entretenant  avec
Alexandre,  lui  avait  dit  que  de  toutes  les  montagnes  qu'il  avait
vues,  le  mont  Athos,  dans  la  Thrace,  était  le  plus  susceptible
d'être  taillé  en  forme  humaine;  que  s'il  le  lui  ordonnait,  il
ferait  de  cette  montagne  la  statue  la  plus  durable  et  la  plus  apparente -
  ;  que  dans  la  main  gauche,  elle  tiendrait  une  ville  peuplée -
  de  dix  mille  habitants,  et  verserait  de  la  droite  un  grand
fleuve  qui  aurait  son  embouchure  dans  la  mer.  »  (Vie  d'Alexandre, -
  ch.  CXXVII.)
4.  —  Homines  veteri  more,  ut  feræ.  Presque  toute  la  matière
de  ce  chapitre  semble  avoir  été  empruntée  au  poëme  de  Lucrèce
(de  la  Nature  des  choses,  liv.  v).
Elles  sont  belles,  sans  doute,  toutes  les  idées  du  poëte  sur  les
commencements  de  la  société  humaine  et  des  arts;  mais  elles  sont
complétement  arbitraires.  Il  serait  facile  de  trouver  des  arguments -
  pour  les  défendre,  des  raisons  pour  les  combattre  ;  chose
ici  tout  à  fait  inutile.  Mais  comme  la  nature  a  mis  dans  l'homme
le  désir  de  pénétrer  ces  mystères,  les  philosophes  ont  cherché  à
le  satisfaire  par  toutes  sortes  d'hypothèses.
5.—  Post  ea  requieta.  Je  préfère  cette  version  à  celles  que  présentent -
  différentes  éditions  :  postea  re  quieta  ;  postea  requie  data.
Elle  est  autorisée,  du  reste,  par  cette  phrase  du  ch.  9  (ci-dessus,
p.  198)  du  liv.  II  :  Quum  autem  ea  (flamma)  per  se  exstincta
esset  et  requieta.
6.—  In  eo  hominum  congressu  quum  profundebantur  aliter  e
spiritu  voces.  Vitruve,  comme  Diodore  de  Sicile  et  d'autres  philosophes -
  anciens,  a  pensé  que  les  premiers  hommes  vécurent
quelques  temps  à  la  manière  des  brutes,  dans  les  cavernes  et  dans
les  forêts,  ne  faisant  entendre,  comme  elles,  que  des  sons  confus
et  indéterminés,  jusqu’à  ce  que  réunis  par  leurs  besoins  réciproques, -
  ils  arrivèrent  par  degrés  à  articuler  plus  distinctement  leurs
sons,  à  les  prendre,  en  vertu  d'une  convention  unanime,  pour
            
Waiting...

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzerin, sehr geehrter Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.

powered by Goobi viewer