fullscreen : Tome premier (1)

NOTICE  SUR  VITRUVE
de  Constantin,  au  portique  de  ce  même  Nerva,  et  aux  thermes
de  Dioclétien,  monuments  du  siècle  suivant.  L'inscription  de
Vérone  ne  signifierait-elle  point  LYCIVS  VITRVVIVS  LYCII  LIBERTVS?
Les  affranchis  ajoutaient  à  leur  nom  celui  de  leur  patron;  ce
qui  éloignerait  encore  toute  idée  de  rapprochement  avec  M.  Vitruve, -
  qui  naquit  de  parents  libres.
Vitruve  dit  au  livre  Ie  :  Hujus  exemplar  Roma  nullum
habemys,  et  César  Cesariano  infère  de  là  qu'il  était  Romain.
Que  notre  architecte  ait  vécu  à  Rome,  c'est  ce  qui  n'admet
aucun  doute;  mais  la  supposition  qu'il  y  soit  né  paraît  à  Baldi,
avec  raison,  tout  à  fait  gratuite,  aussi  bien  que  celle  qui  le  ferait
naître  à  Plaisance,  parce  qu’au  premier  chapitre  du  livre  ixe  de
son  ouvrage,  il  cite  cette  ville  avec  celles  d'Athènes,  d'Alexandrie -
  et  de  Rome.
De  nombreuses  inscriptions  antiques  découvertes,  à  plusieurs
époques,  dans  les  ruines  de  Formies,  toutes  inscriptions  sépulcrales -
  qui  portent  le  nom  de  la  famille  Vitruvia,  indiqueraientelles -
  que  cette  ville  est  le  lieu  de  la  naissance  de  M.  Vitruve?
C'est  ce  qui  a  paru  vraisemblable  à  Jean  Poleni,  et  c'est  aussi
là  l'opinion  la  plus  probable.
Perrault  prétend  que  Philander  est  le  premier  dans  l'édition
duquel  on  trouve  les  mots  ad  Cœsarem  Augustum.  C'est  une  erreur -
  :  l'édition  de  1497  porte  pour  inscription  :  L.  Vitruvii
Pollionis  ad  Cœsarem  Augustum  de  Architectura  liber  I;  et
depuis,  les  éditeurs  se  sont  unanimement  accordés  à  l'intituler
M.  Vitruvii  Pollionis  de  Architectura  lib.  X,  ad  Cœsarem  Augustum. -
  Et  même  à  la  fin  du  manuscrit  qui  aujourd  hui  est  conservé -
  à  la  bibliothèque  de  Saint-Marc,  à  Venise,  et  qui  a  appartenu -
  au  cardinal  Bessarioni,  mort  en  1472,  on  lit  :  Decimus  et
ultimus  Vitruvii  Pollionis  peritissimi  et  eloquentissimi  architecti
liber  de  Architectura  ad  Cæsarem  Augustum  selicissime  exegit.
Perrault  avance  encore  que  quelques  écrivains,  qu’il  ne  nomme
pas,  ont  prétendu  que  c'était  à  Titus,  et  non  à  Auguste,  que
Vitruve  adressait  ses  livres.  Jean  Poleni  assure  que  ,  malgré  ses
recherches,  il  n’a  pu  en  trouver  un  seul  qui  ait  émis  cette  opinion.
Cependant,  bien  que  l'opinion  commune  veuille  que  Vitruve
soit  contemporain  de  J.  César  et  d’Auguste,  Guillaume  Newton,
dans  la  traduction  anglaise  qu'il  publia  en  1771  et  1791,  donne
            
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