VITRUVE. LIV. II.
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tion, où d'augmentation, ou de division, conservent au
contraire une solidité perpétuelle, infinie, éternelle.
Puisque de la réunion de ces principes naissent et
sont composées toutes choses, et que ces atomes sont différents -
dans les corps que la nature a multipliés à l'infini, -
j'ai pensé qu'il était à propos de faire connaître
leurs variétés, leurs différentes propriétés, et les avantages -
qu'on en pouvait retirer pour la construction des
édifices, afin que, d'après la connaissance qu'ils en auront, -
ceux qui pensent à bâtir ne tombent point dans
l'erreur, et ne se pourvoient que de matériaux qui conviennent -
à l'usage qu'ils en veulent faire.
III. Des briques.
Je vais premièrement parler des briques et de l'espèce
de terre qui doit entrer dans leur fabrication. Ce n'est
point avec une terre pleine de gravier, de cailloux ou
de sable qu'elles doivent être faites, parce que d'abord
elle les rend trop lourdes, et qu'ensuite, lorsque dans les
murs elles viennent à être battues par la pluie, elles
tombent par morceaux en se détrempant; la paille ne se
lie pas bien, non plus, avec cette terre trop grossière.
On doit les faire avec une terre blanche semblable à la
craie, ou avec de la terre rouge, ou même avec du
sablon mâle. Ces espèces de terre, à cause des parties
grasses qui les composent, sont compactes, chargent
moins les constructions, et se pétrissent facilement.
Les briques doivent se mouler au printemps et en
automne, afin qu'elles puissent sécher graduellement.
Celles qu'on prépare en été deviennent défectueuses, en
ce que le soleil, frappant leur superficie de sa chaleur
trop intense, les fait paraître entièrement sèches, tandis -
que l'intérieur, qui est resté humide, venant plus