NOTES DU LIVRE I.
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donnaient des combats de gladiateurs, moins voués à la mort que
le peuple romain ainsi promené dans les airs. »
131.— Extra murum Veneris, Vulcani, Martis fana. Les anciens -
n'ont pas toujours été fidèles à ce précepte des aruspices
étrusques. Ainsi Ovide et Suétone placent sur le forum d'Auguste
un temple de Mars Vengeur. Vitruve lui-même et Tite-Live nous
font connaître que Vénus en avait un sur le forum de J. César,
et un autre auprès du Grand Cirque. Vulcain avait le sien dans le
cirque de Flaminius, ou auprès des comices, selon Denys d'Halicarnasse -
et Sextus Pompée. Et ce n'est pas tout : on voyait dans
Rome d'autres temples élevés à des divinités malfaisantes, à la
Fièvre, par exemple, sur le mont Palatin (CICÉRON, PLINE, VA¬LÉRE -
MAXIME) ; à la Mauvaise Fortune, sur le mont Esquilin (CicÉRON, -
PLINE) ; à la Paresse, au pied du mont Aventin (TITE¬LIVE). -
132.— Cum religione, caste sanctisque moribus is locus debet
tueri. Rien de plus auguste ni de plus sacré dans la Grèce que les
mystères de Cérès. Les plus grands personnages, non-seulement
de la Grèce, mais de Rome, s'y faisaient initier, témoin le Scythe
Anacharsis, lorsqu'il fut fait citoyen d'Athènes; témoins Atticus,
Auguste même, etc. L'objet de cette espèce de
confrérie était de
rendre meilleurs et plus vertueux ceux qu'on y admettait. Il était
défendu aux initiés, même sous peine de mort, de divulguer les
mystères de la déesse ; ceux qui violaient cette loi étaient censés
avoir encouru la colère et l'indignation des dieux.
.....Vetabo, qui Cereris sacrum
Vulgarit arcanæ, sub iisdem
Sit trabibus, fragilemque mecum
Solvat phaselum.
(HORATIUS, Carm. lib. 111, od. 2.)
« Je ne veux pas coucher sous le même toit, ni monter sur le même
navire, avec celui dont la bouche a divulgué les mystères de Cérès.»
Pausanias, dans sa description de la Grèce, craint de parler de
ces mystères; on sait, dit-il, que ceux qui ne sont pas initiés à ces
mystères ne doivent pas en prendre connaissance, ni avoir la liberté -
de s'en informer.