NOTES DU LIVRE I.
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Les cadrans solaires ne furent connus que fort tard des Romains. -
Le premier qui parut à Rome fut, suivant Pline, construit
par Papirius Cursor, vers l'an 400 de Rome, encore allait-il mal.
Ce cadran, selon quelques-uns, fut placé au temple de Quirinus,
ou près de ce temple; selon d'autres, dans le Capitole; selon
d'autres enfin, près du temple de Diane, sur le mont Aventin.
Le petit instrument qui sert à tracer et à aligner les rues pour
les mettre à l'abri de la mauvaise influence des vents, s'appelle
aussi gnomon. Il en est parlé à la fin de ce chapitre.
118. — Anteméridianam circiter horam quintam. Les Romains
divisaient le jour naturel, qui était l'espace de temps compris entre
le lever du soleil et son coucher, en douze heures inégales, suivant -
les diverses saisons. La moitié du jour était appelée meridies
(midi), mot composé de medius (milieu) et de dies (jour); Varron
a vu medidies sur un ancien cadran solaire à Préneste. Les six
heures qui précédaient midi étaient appelées antemeridianæ, les
six qui suivaient postmeridianæ. La cinquième heure antemeridiana -
est donc, selon nous, la onzième, puisque les anciens
comptaient une heure après le lever du soleil et six heures à midi.
Ce raisonnement me paraît si simple, si clair, que je ne comprends -
guère que Stratico ait voulu que cette cinquième heure
fût la première après le lever du soleil, et qu'il y eût quinta de
sous-entendu après le mot postmeridiana, qui signifie tout simplement -
une heure après midi, c'est-à-dire le même espace de temps
après meridies qu'avant. D'ailleurs, comme le fait observer Perrault, -
l'ombre que fait le soleil à cinq heures, selon notre manière
de compter, serait trop longue, trop indéterminée pour qu'on
pût exactement faire connaître où elle finit.
119.— Angiportorum. D'après Varron (de Lingua Lat., lib. v,
c 145), le mot angiportum est formé de angustus, étroit, et de
portus, passage ; il signifie une petité rue, une ruelle.
120.— Ad angulos insularum. On appelle insulœ des groupes
isolés de maisons, c'est-à-dire, selon Sextus Pompée, des maisons
qui ne tiennent pas à d'autres par des murs mitoyens, autour
desquelles on peut librement circuler. C'est dans ce sens que l'a
employé J. Capitolinus (Vie d'Antonin le Pieux, ch. Ix). Dans le
plan des villes, on appelle insula tout ce qui est entouré de quatre
rues grandes ou petites.
121.— Multa ventorum nomina noverunt. Les auteurs ne sont
point d'accord sur la division des vents. « Les anciens; dit Pline
(Hist. Nat., liv. 11, ch. 46), ne comptaient en tout que quatre vents,