Volltext : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  I.
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cueille  une  assez  grande  quantité  qu'il  brûle  en  guise  de  bois,
après  l'avoir  fait  sécher  (DIODORE  DE  SICILE,  liv.  11,  ch.  12).
Les  bitumes  latins  portaient  en  grec  le  nom  de  pissasphalte,  qui
indique  un  mélange  de  poix  et  de  bitume.  L'usage  de  l'asphalte
est  aujourd'hui  assez  répandu  :  en  y  joignant  une  certaine  quantité -
  de  poix  et  d'huile  on  en  forme  un  ciment  qui  dure  éternellement -
  sous  l’eau,  où  il  est  impénétrable  ;  mais  exposé  à  l'air,  il
s'amollit  avec  le  chaud,  ou  il  durcit  avec  le  froid.  Ces  deux  mouvements -
  alternes  le  détachent  à  la  fin  de  la  pierre,  et  la  soudure
du  joint  ne  retient  plus  l'eau.
104.  —  Pro  calce  et  arena,  eo  et  cocto  latere.  Philander  a  ajouté
eo  (i.  e.  bitumine),  qui  ne  se  trouve  ni  dans  les  manuscrits  ni
dans  les  imprimés.  Ce  mot  me  paraît  aussi  nécessaire  pour  la
construction  que  pour  l'intelligence  de  là  phrase.  Cette  addition,
du  reste,  est  autorisée  par  Vitruve  lui-même,  qui  dit  (liv.  vIII,
ch.  3)  :  Bitumine  et  latere  testaceo  structo  muro  Semiramis  circumdedit -
  Babylonem.
105.—  Quum  septentrio,  restituuntur  in  sanitatem.  Le  vent  du
nord,  qui  est  froid  et  sec,  blesse  le  plus  ordinairement  les  poumons
et  est  la  cause  immédiate  de  la  toux.  Pour  qu'il  la  guérisse  à  Mitylène, -
  il  faut  que  le  lieu  soit  disposé  d'une  manière  particulière
Il  peut  arriver  qu'ayant  à  traverser  de  grands  espaces  d'eau,  il
s'imprègne  en  passant  d'une  humidité  qui  lui  fasse  perdre  ce
qu'il  a  de  nuisiblé,  comme  aussi  l'on  conçoit  qu'un  vent  d'ouest
devienne  sec,  s'il  a  à  franchir  beaucoup  de  terres  sans  eau.
106.  —  Incerta  motus  redundantia.  Les  bouffées  de  vent  sont
le  résultat  de  ce  flux  successif  d'air  qui  semble  imiter  le  mouvement
des  flots.
107.—  Ex  æolipylis.  Le  mot  éolipyle  est  formé  de  aic,  éole,
vent,  et  de  roln,  porte,  ouverture.  La  forme  de  cette  machine  importe -
  peu,  pourvu  qu'elle  soit  creuse.  Elle  est  ordinairement
ronde,  terminée  par  un  col  long,  étroit,  et  presque  toujours
courbé.  On  s'en  sert  en  médecine  pour  faire  aspirer  aux  malades
des  vapeurs  chargées  de  matières  appropriées  à  leurs  maladies.
108.—  Ita  scire.  Ce  passage,  quelque  peu  important  qu'il
paraisse,  a  peut-être  donné  l'idée  de  la  vapeur  produile  par
l'ébullition  de  l'eau  ;  il  nous  prouve  du  moins  que  les  anciens
n'étaient  pas  complétement  étrangers  à  la  philosophie  naturelle  qui
procède  par  les  expériencés.
109.  —  Curationes  medicinæ  contrariæ.  Un  des  preiniers  aphorismes -
  d'Hippocrate  est  que  si  certaines  choses  sont  opposées  les
            
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