NOTES DU LIVRE I.
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posent Barbaro et Caporali ; G, tour carrée, dont Vitruve n'admet -
point la forme; H, bastion inventé pour remplacer les tours,
lors de l'invention des canons; II, murs simples; KK, murs avec
terrasses ; LN, muraille extérieure, et contre-mur intérieur rattachés -
par d’autres murs disposés transversalement en forme de
peigne ; MN, idem, en forme de dents de scie; NNN, courtines
ou murs compris entre deux tours; O, porte et chemin qui y
conduit du côté gauche.
Newton, lui, a adopté les tours rondes; il y a pratiqué à la
partie intérieure une plus grande ouverture, et a diminué l'épaisseur -
du mur au droit des tours avec lesquelles on communique à
l'aide d'un petit pont de bois mobile. Ortiz a compris presque
de la même manière, que Newton, et désapprouve la figure de
Galiani, qui est aussi celle de Rusconi et de Caporali.
98. — In rotundationibus. Les tours rondes devaient en effet
offrir le plus de résistance au bélier. Comme elles sont formées de
pierres taillées en forme de coin, ces pierres se prêtent une mutuelle -
force, de sorte que les coups des machines ne pouvaient
leur faire quitter la place qu'elles occupaient; aussi regardait-on
les tours rondes comme les plus solides. Cette forme ronde est en
effet celle dont la disposition donne le moins de prise, n'ayant
point d'angle en saillie qui puisse être rompu.
99.— Turriumque aggeribus. Ces retranchements dont on fortifiait -
les murs ne se faisaient pas, dit Vitruve, en toutes circonstances; -
il fallait pour qu'on en vint à la construction de pareilles
terrasses, que, d'un lieu élevé, les assiégeants pussent arriver de
plain-pied jusque sur les murailles de la ville assiégée. Ces mots ex
alto loco, pede plano paraissent fort obscurs à tous les commentateurs, -
dont les explications et les conjectures ne jettent aucunjout
sur la question. Voici un passage de César (Guerre des Gaules,
liv. vII, ch. 17 et 24) qui, ce me semble, éclaircit parfaitement la
difficulté. « César assiégeait Avaricum, la plus forte place des Bituriges. -
Il fait commencer une terrasse ; pousser des mantelets et
travailler à deux tours.... Les soldats avaient élevé en vingt-cind
jours une terrasse de trois cent trente pieds de largeur sur quatrevingts -
de hauteur; elle touchait presque à la muraille d'Avaricum.
lorsque.... C'est en face de pareils travaux que les habitants d'une
ville assiégée doivent fortifier leurs murs de remparts assez larges
pour que des cohortes entières puissent résister à la masse d'ennemis -
que peuvent leur jeter sur les bras des terrasses aussi con¬