NOTES DU LIVRE I.
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de nouveau desséchés. Mais ils triomphèrent bfentôt du travail
des hommes. De belles entreprises furent faites sans succès par
Boniface VIII, au x11e siècle; par Martin V, au xvé siècle; par
Léon X et Sixte-Quint, au xvie siècle; par Clément XIII, au
XVILé ; mais c'est à Pie VI qu’on doit les plus importantes améliorations. -
Napoléon avait formé un vaste plan de desséchement
dont 1814 a arrêté l'exécution.
85. — Nummoque sestertio. Le sesterce était une petite monnaie -
d'argent valant la quatrième partie d’un denier romain. Les
Romains s'étaient longtemps servi d'une monnaie d'airain qu'ilsappelaient -
as, au lieu de œes, ou libra et pondo, parce qu'elle pesait -
une livre. Vers l'an 485 de Rome, ils battirent le premier
denier (denarium) d'argent. Il était marqué d'un X, parce qu'il
valait dix as ; il se divisait en deux quinaires (quinarius) marques
d'un V, parce qu'ils valaient chacun cinq as. Le quinaire se subdivisait -
en deux sesterces (séstertius) , marqués LLS (libra libra
semis), parce qu'ils valaient chacun deux as ou deux livres et demie. -
Par abréviation les LL se sont convertis en H; le sesterce a
donc été marqué des deux lettres HS, qui signifient sestertius,
mis pour semistertius, un demi ôté de trois, c'est-à-dire deux et
demi.
86. — Lacum aperuit. Lucain (Pharsale, liv. v. v. 377) en
parle à l’occasion des barques qu’on y réunissait de tous côtés:
Quas recipit Salapina palus.
87.— In mœnibus collocandis explicatio. Ce n'était pas sans
cérémonies religieuses que se fondait une ville chez les Romains.
Voyez VARRoN, de Lingua Lat., lib. v, c. 143.
88. — Viarum munitiones. Il ne faut pas s'étonner que Vitruve
recommande à l'architecte de s'occuper d'abord du pavage des
routes, qui contribue d'ailleurs -si puissamment à la facilité des
transports. Mais c'est principalement en cé genre de monuments
publics que les Romains ont de bien loin surpassé tous les peuples
du monde. Les voies romaines sont peut-être les plus grands des
travaux qu'ils exécutèrent jamais. Elles étaient construiles avec
des peines et des dépenses surprenantes, et aboutissaient aux extrémités -
de l’empire. Elles s'étendaient depuis les colonnes d'Hercule -
jusqu’à l'Euphrate et jusqu'aux extrémités méridionales de
l'Égypte. Il subsiste encore aujourd'hui de nombreux fragments
de ces voies. Les principales étaient nommées publicæ ou militares, -
consulares ou prætoriæ. Les chemins moins fréquentés s'ap¬