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NOTES DU LIVRE I.
insectes des marais, comme semble le comprendre Galiani dans
sa traduction italienne; il n'est ici question que des exhalaisons
qui s'échappent de leurs cadavres putréfiés. Un lieu devient vraiment -
pestilentiel par la stagnation des eaux, et la putréfaction
des matières animales. Lorsqu'au temps des chaleurs, l'action
puissante du soleil vient à faire disparaître les eaux, les marais
produisent de ces fièvres endémiques qui tuent; et dans certaines
contrées, en Egypte surtout, l'immense quantité de sauterelles
qui meurent et se putréfient, occasionnent des fièvres contagieuses
qui portent au loin la désolation.
73.— Cum nebula mixtos. Par le mot nebula il faut entendre
ces vapeurs qui s'élèvent un peu au-dessus de la terre, et que l'on
aperçoit surtout au lever et au coucher du soleil.
74.— In cellis enim vinariis tectis lumina nemo capit a meridie.
Pline (Hist. Nat., liv. xIv, ch. 27) dit qu'un des côtés du cellier,
ou du moins les fenêtres, doit être tourné au nord ou au levant
équinoxial ; qu'en quelques endroits on le laisse à l'air, et qu'ailleurs -
on le met à l'abri sous un toit; que les vins faibles doivent
être gardés sous terre, et les vins généreux exposés à l'air; ce qui
sans doute a fait dire à l'empereur Constantin, dans un ouvrage
sur l'agriculture (liv. VII, ch. 2), ou à l'auteur qui a écrit sous
son nom les vingt livres qui le composent : Fortius vinum sub dio.
levius vero sub tecto conservari.
75.— Ad solis cursum. Vitruve dit (liv. vI, ch. 9) que les greniers -
doivent être tournés vers le septentrion.
76.— Obsoniaque et poma. Au sujet de la conservation des
fruits, Pline (Hist. Nat., liv. xv, ch. 18) recommande de les mettre
sur des planches, dans un lieu froid et sec, d'avoir des fenêtres
qui regardent le nord, et de les ouvrir par le beau temps, de fermer -
le passage au vent du sud avec des pierres spéculaires, puisque
même l'aquilon est sujet à flétrir et à rider les fruits, Vorez VAR¬RON, -
Economie rurale, liv. 1, ch. 19.
Les pierres spéculaires, ou talc, étaient des pierres transparentes -
dont les anciens faisaient leurs vitres.
77.— Namque ex principiis. Les anciens admettaient quatre
éléments ou corps primitifs, l'air, le feu, l'eau, la terre, du mélange -
desquels tous les autres corps étaient formés. Les Egyptiens
les divisaient chacun en mâle et en femelle. L'air mâle est le vent,
l'air femelle est celui qui est nébuleux et stagnant. L'eau de la
mer est mâle, toutes les autres sont femelles. Le feu mâle est celui -
qui jette des flammes, le feu femelle est la partie lumineuse et