NOTES DU LIVRE I.
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chose se marque par des lignes tirées perpendiculairement, ou
plutôt dans lequel toutes les lignes horizontales sont droites et
parallèles, et non obliques, comme dans la perspective.
L'orthographie que nous nommons élévation géométrale, est
donc l'art de représenter la partie antérieure d'un objet, comme
la façade d'un bâtiment, en marquant les hauteurs de chaque
partie par des lignes perpendiculaires.
54.— Scenographia. Le mot scénographie est formé de gv,
scène, et de ao, je décris. C'est la représentation d'un corps en
perspective sur un plan, c'est-à-dire la représentation de ce corps
dans toutes ses dimensions, tel qu'il paraît à l'œil. De Bioul dit
qu'il a vu à Parme, dans un des cabinets de l'Académie, un tableau
peint sur plâtre qui avait été scié d'un mur de Velleva, ville à
sept lieues de Plaisance, engloutie, à ce qu'on croit, quelque
temps après le règne de Constantin. Ce tableau représente un jardin -
décoré de berceaux. Les règles de la perspective y sont aussi
exactement observées qu'on le ferait de nos jours.
Outre ces trois manières de représenter un édifice, les anciens
se servaient aussi de modèles en relief. Ces modèles, donnant en
petit la figure de l'édifice avec toutes ses proportions, étaient exécutés -
en cire, en plâtre ou en bois. Praxitèle né faisait aucun ouvrage -
sans en avoir fait auparavant un petit modèle en relief.
Barbaro a substitué le mot sciographia au mot scenographia;
mais c'est avec raison que Politien, Célius Rhodiginus, Hermolao -
Barbaro, et Saumaise, dans ses commentaires sur Solin,
ont lu scenographia. La définition de Vitruve convient parfaitement -
au mot scénographie, qui signisie la représentation d'un
édifice vu de plusieurs côtés à la fois. Mais la sciographie qui, selon -
Barbaro, n'est autre chose que l’élévation, en tant qu’elle est
ombrée avec le lavis, ne peut faire une troisième espèce de dessin, -
parce que ce lavis n'ajoute rien d'essentiel à l'orthographie.
Il y a néanmoins une sorte de sciographie qu'on pourrait avec
raison ajouter aux trois espèces dont Vitruve a donné la description. -
C'est une coupe perpendiculaire prise dans l'intérieur d'un
édifice, soit sur la façade , soit sur les côtés.
55.— Eurythmia. L'eurythmie est cette harmonie des parties
d'un tout, par rapport à leur grandeur, qui fait qu'aucune ne se
distingue au préjudice des autres ou de l'ensemble. L'eurythmie
est le principe de la beauté; mais l'observation des belles proportions -
exige une grande sagacité et un goût très-fin. Pour acquerir -
cette partie si essentielle de l'art, on ne saurait donc trop