NOTES DU LIVRE I.
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kh. — Non juxta necessitatem summas. La raison n'exige pas
que l’architecte soit versé dans la connaissance de toutes les
sciences ; il suffit qu'il sache ne rien faire perdre à l'art de sa
noblesse.
45. — Mediocres scientias habere disciplinarum. Vitruve exige
dans l’architecte de nombreuses connaissances auxquelles son ouvrage -
prouve qu’il n’était pas étranger. Aussi a-t-on dit de lui qu'il
possédait l’encyclopédie, c’est-à-dire la connaissance des sépt arts
libéraux. Le dessin, la géométrie, l’arithmétique, l'optique, la philosophie, -
la musique, la médecine, la jurisprudence, l'astronomie,
entrent dans l'énumération des études qu’il prescrit. La raison qu'i
donne de l'application à son art de chacune de ces connaissances
n’est pas dictée par une vaine préoccupation. Il se borne à ce que
chacune d’elles a d’applicable à son art. A l'optique, il emprunte
seulement les effets de lumière ; à la musique, les effets d'acoustique -
; à la médecine, la connaissance des lieux sains ou insalubres;
à la jurisprudence , celle des lois concernant les murs communs, -
etc. L'astronomie n'entre guère dans son plan que pour
la confection des cadrans solaires. Quant à l'histoire, elle doit
fournir l'idée des ornements que l’architecte emploie. Enfin, il veut
que la philosophie lui donne une âme grande sans arrogance, et
qu'elle lui apprenne à être juste, fidèle et surtout exempt d'avarice. -
46. — Si quid parum ad artis grammaticœ regulam fuerit explicatum. -
C'est ce que n'auraient point dû oublier ceux qui critiquent -
le style de Vitruve avec tant d'amertume.
47. — Cum maxima auctoritate, me sine dubio prœstaturum.
Vitruve semble pressentir que son ouvrage survivra à tous ceux
qui traitent de la même science, et ces paroles, comme celles
d'Horace : Exegi monumentum œre perennius ; comme celles
d'Ovide : Jamque opus exegi quod nec Joois irà nec ignes,
découlent de ce même principe : Sume superbiam quœesitam meritis. -
48.— Architectura autem constat. Dans ce chapitre, Vitruve
fait de l'architecture une analyse qui a paru fort obscure à tous
les commentateurs. Faire connaître leurs différentes manières
d'expliquer la division qu'ils en ont donnée, n'éclaircirait en
rien une question qui, du reste, ne paraîtra pas, telle qu'elle est,
tellement embrouillée qu'on ne puisse bien s'y reconnaître. Je
me contenterai de tracer ici le tableau qu'en fait Barbaro.