Full text : Tome premier (1)

NOTES  DU  LIVRE  I.
l'humanité  sont  unis  par  un  lien  commun  ;  ils  sont,  pour  ainsi  direles -
  enfants  d'une  même  famille.  »
30.  —  Aristarchus.  C'était  un  censeur  sévère,  mais  d'un  goût
pur,  et  son  nom  est  resté  comme  le  type  du  critique.  Ses  travaux
sur  Homère  l'ont  surtout  réndu  célèbre.
31.—  Aristoxenus.  Aristoxène  fut  chef  de  la  secte  des  aristoxéniens, -
  opposée  aux  pythagoriciens.  Les  premiers  n'admettaient
pour  juge  en  musique  que  l’oreille  ;  les  seconds  ne  s'en  rapportaient -
  qu'à  la  précision  du  calcul.
32.—  Apelles.  Célèbre  peintre  grec.  Ses  meilleurs  tableaux
étaient  Alexandre  Tonnant,  Fénus  endormie,  et  lénus  Anadromène. -

33.—  Myron  seu  Polycletus.  Myron  était  un  sculpteur  grec
que  les  poêtes  grecs  et  latins  se  sont  plu  à  célébrer.  Il  imitait  parfaitement -
  la  nature.  On  estimait  surtout  une  génisse  qui  était  si
parfaite  qu’elle  paraissait  être  vivante.  Il  fut  le  condisciple  et
l'’émule  de  Polyclète,  sculpteur  fameux,  surtout  par  sa  belle
Junon  colossale,  faite  pour  le  temple  d’Argos,  et  par  une  statue
modèle,  dite  le  canon,  c'est-à-dire  la  régle,  dans  laquelle  il  avait
reuni  toutes  les  perfections  du  corps  humain.
34.  —  Hippocrates.  Père  de  la  médecine,  surnommé  le  divin
veillard.  Ses  Aphorismes  sont  regardés  comme  son  chef-d'œuvre.
et  jouissent  encore  d'une  autorité  suprême.
35.—  Uui  medicis  et  musicis  de  venarum  rhythmo  et  de  pedum
motu.  Les  anciens  confondaient  les  artères  avec  les  veines,  et  les
dénommaient  par  le  mot  général  de  venœ.  Le  pouls  était  peu
connu  d'eux,  et  Hippocrate  qui  le  premier  l'a  distingué  des  autres
mouyements,  et  nommé  covquée,  dérivé  de  coééo,  battre,  s'élever,
à  beaucoup  négligé  cette  partie  importante  de  la  médecine.  Hérophile, -
  qui  vivait  près  de  deux  siècles  après  Hippocrate,  fut  le
prémier  qui  étudia  sérieusement  le  pouls.  Ses  écrits  ne  sont  point
parvenus  jusqu’à  nous.  Pline  prétend  qu’il  exigeait  que  ceux  qui
s  appliquaient  à  l’étude  du  pouls  fussent  musiciens  et  géomètres,
pour  pouvoir  connâître  parfaitement  le  rhythme  ou  cadence  du
pouls,  qui,  dit  Galien,  n'est  autre  chose  que  la  proportion  qu'il
y  a  entre  le  temps  du  mouvement  et  celui  du  repos,  laquelle  proportion -
  varie  suivant  les  âges,  les  tempéraments,  les  temps  de
l'année,  les  climats  et  d'autres  circonstances.  Les  médecins  ont
emprunté  ce  terme  à  la  musique,  qui  s’'en  sert  pour  expliquer  les
proportions  et  les  mesures  du  chant.  Il  est  aussi  commun  à  la  proportion -
  des  mouvements  réglés  et  des  pas  mesurés  dans  la  danse.
Vitruve.  I.
            
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