Full text: Vitruvius: Tesoro De Las Tres Lengvas Española, Francesca, Y Italiana

DIXIEME LIVRE autres dentelures, fera auſſi cheminer par ordre les dẽts du troi-
ſieme tympan ſuperieur, ſi que le chemin cependant exploitté,
contiendra cinq mille pieds d’eſtendue, qui ſont mille pas, ou de-
mie lieuë de voye: & ainſi les caillous, qui cherront dedans le vaſe,
donneront par tinter aduertiſſement des milles que l’on paſ-
ſera: & au ſoir quand on les viendra recueillir, leur nombre en-
ſeignera combien il y en aura eu de deſpeſchés en toute la jour-
nee.

Tout ainſi peut-on faire en nauigations, changeant ſeulemẽt
quelque peu de choſes: & ne faut ſinon paſſer vn arbre giſant à
trauers les bords du nauire, en ſorte que ſes deux extremités ſail-
lent dehors, & que des rouës portans quatre pieds & vn ſextant
de diametre: y ſoyent accommodees, ayans leurs circonferences
touchantes à l’eau.

Sur le milieu d’iceluy arbre, par dedans le corps du nauire, met-
tez y vn tympan ou rouët garni d’vne ſeule dent paſſante hors de
ſa rondeur: deſſus celà ſoit aſſis vn eſtuy ayant vn autre tympan
elos en ſoy: dentelé de quatre cents dentelures egales, conuenan-
tes à celle du rouẽt inferieur, attaché à l’arbre giſant. Ledit ſecõd
tympan ayt auſſi vne languette poſee ſur l’vn de ſes coſtés, & ex-
cedante la circonference juſques à toucher vne tierce rouë pa-
reillement miſe de platen vne autre chappe, & dentelee tout de
meſme, à fin que la dẽt du tympan attaché à l’arbre, pouſſe à cha-
cun tour qu’il fera, vne de celles de ſon rouët ſuperieur: lequel
auſſi face cheminer auec ſa languette excedante la tierce rouë
miſe de plat, & percee de certains trous, dont chacun ſoit garni
d’vn caillou rond. Mais il ne faut oublier de faire aux fonds de la
chappe ou eſtuy d’icelle tierce rouë, vn pertuis reſpondant à vn
conduit par où le caillou deliuré de l’empeſchement qui le gar-
doit de tumber, puiſſe choir en vn vaſe d’airain ſuppoſé, & ſigni-
fier par ſon bruit qu’vn mille de voye eſt deſpeſché: & par ce
moyen quãd le corps du Nauire voguera par impulſiõ d’auirons,
ou de vent, les arbres ſur qui ſeront les rouës touchantes l’eau, a-
gitees par mouuement contraire, forceront les tympãs interieurs
à tourner: car en ſe tournant, elles feront mouuoir l’arbre giſant,
& cedit arbre le rouët attaché à ſoy, garni d’vne ſeule dent, cõme
dit-eſt: ſi qu’à chacun tour qu’il fera, celle dent pouſſera vne de
celles de ſon tympan ſuperieur, qui à ceſte cauſe fera ſa circuïtiõ
tardiue, conſideré que quand les rouës munies d’arbres auront

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