Full text: Vitruvius: Tesoro De Las Tres Lengvas Española, Francesca, Y Italiana

NEVFIEME LIVRE apres le petit. Toutesfois Orion eſt là en trauers, ſubject & preſſé
de l’ongle du Centaure, qui tient en ſa main gauche vne Maſſue,
& leue l’autre à l’encontre des Iumeaux.

La teſte du ſuſdit Centaure ſert de baſe ou plant au Chien qui
pourſuit le Lieure.

La Balene eſt au deſſous du Mouton & des Poiſſons, mais de ſa
creſte part vne ſubtile fuſion d’eſtoiles bien ordõnee, qui trauer-
ſe juſques aux deux Poiſſons, & eſt icelle fuſion nommee en Grec
Hermidone, c’eſt à dire les delices de Mercure.

Outre tout celà le neud ou tortillement du Serpent, qui eſt par
vne longue trainee retourné en dedans, vient à toucher le bout
de la creſte d’icelle Balene.

Conſequemment il s’enſuit vn grand Fleuue d’eſtoiles, qui re-
preſente la figure de l’Eridan, maintenant dit le Pau: & fait le
commencement de ſa ſource au deſſous du pied gauche d’O-
rion: puis l’eau que lon dit eſtre eſpandue par l’Aquarius ou Ver-
ſeur d’eau, tumbe entre la teſte du Poiſſon Meridional, & la queuë
de la Balene.

131. Voyez la Sphere du monde.

Ie penſe auoir ſuffiſamment expoſé, ſuyuant l’opinion de De-
mocrite Philoſophe naturel, les expreſſions des ſignes figurés & formés par certaines eſtoiles, ainſi qu’il a pleu à Nature & à la Pro-
uidence diuine les ordonner: mais j’ay tant ſeulemẽt parlé de cel-
les dont nous pouuõs conſiderer les naiſſances & decours, ou les
diſcerner à veuë d’œil: car comme les eſtoiles du Septentrion, qui
tournoyent à l’entour de l’aiſſeau du ciel, jamais ne diſparoiſſent
ny ſe võt cacher ſous la terre, tout ainſi les autres qui rouënt en-
uiron le Pole du Midi (lequel à raiſon de la courbure ou ciroon-
ference du monde, eſt logé ſous la Terre) ſont occultes, & n’y ont
aucun acceſſoire qui eſt cauſe que leurs figures ne ſont apparen-
tes ny congnues, au moyen de l’interpoſition dicelle Terre: cho-
ſe dequoy nous peut rendre bonteſmoignage l’eſtoile de Cano-
pus ou Canobus, laquelle apparoit au bout du Gouuernail du Na-
uire dit Argo, car elle nous eſt incongnue en ces regiõs ſuperieu-
res, & n’en ſçaurions parler ſinon par la relation des mariniers
traffiquans ſur les extremités du païs d’Egypte prochaines des
fins de la terre.

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