Full text: Vitruvius: Tesoro De Las Tres Lengvas Española, Francesca, Y Italiana

CINQVIEMEVLIVRE 
160 
pour aller au Propgnigeum, ou chambre tiede, situce sur l'autre 
coin du Portique. 
Aupres de ce rafraichissoir, en retournant au dedans de ledi¬ 
fice, est l'Estuue chaude propre à suer, voutee comme le deuoir le 
requiert, deux fois aussi longue que large. 
Ceste là en vn de ses angles ale Laconique, autrement Poile 
faict en la mode cy deuant escrite: contre lequel est le lauoir d'eau 
chaude. 
Voilà comment les Peristyles ou circuitions de colonnes ont 
leurs ordonnances & distributions commodes. 
Par le dehors de ces Peristyles sont encores trois autres porti¬ 
ques. L'yn pour receuoir ceux qui en sortent: & les deux autres, 
tant à droit comme à gauche, stadiés, c' est à dire couuerts, ou les 
Athletes & Luiteurs se peuuent entr'esprouuer quand il fait mau¬ 
uais temps. 
Celuy de ces deux là qui regarde vers le Septentrion, est deux 
fois aussi grand que l'autre, & d'vne largeur assez ample. 
L'autre simple a par dehors la muraille de l'edifice, & sembla¬ 
blement contre les colonnes opposites, deux Leuees ou voyes, 
chacune de dix pieds de large pourle moins: l'entredeux del¬ 
quelles est caué, si qu'ily a deux degrés de descente qui font pied 
& demy de profond depuis l'yni desdites Leuees jusques au par¬ 
terre creusé. 
Ce partetre n'a pas moins de douze pieds dedans cuure & t 
celà faict en ceste mode, à fin que les gents vestus, passans pardel¬ 
sus icelles Leuees, ne soyent empeschés par ceux qui s exerciten 
à luitter. 
Ces Portiques ainsi bastis comme j'ay dit, sont par les Grec¬ 
appelles Xystes, c'est à dire où les Athletes & luiteurs s'entrei¬ 
preuuent en hiuer sous lieu clos & couuert. Et (à mon iuge¬ 
ment) ils doyuent estre ordonnés en telle maniere, qu'il yayt 
des Touches ou Complans de bois entre deux Portiques, à in 
que lon se puisse promener sous les arbres, joignant lesquelsy 
ayt des loges de Feuillee pour se retirer a passetemps. Encores 
entre ledit Xyste & le Portique double soyent situes les pro¬ 
menoirs essores ou expoles à l'air, que ces Grecs nomet Peridro¬ 
mides & nos Latins Xystes: à fin que les Athletes, quand ils verrot 
le teps beau en hiuer, se puissent esprouuer au sortir du couuert, 
contre lequel. yayt vn Stade, ou Ierrasse dressee par tellepra¬ 
ctique,
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.

powered by Goobi viewer