Full text: Vitruvius: Tesoro De Las Tres Lengvas Española, Francesca, Y Italiana

TROISIEME LIVRE ne façon de faire, qui eſt que par la corruption de feſtins & ban-
quets lon decline des vrays iugemẽts aux approbations fauſſes & erronees. Si donques les ſens & opiniõs des hommes, meſmes les
ſciences augmentees par eſtudes eſtoyent tranſparẽtes & viſibles
(comme Socrates le deſiroit) la flatterie ny l’ãbition n’auroit plus
de lieu: ains ſi aucũs paruenoyẽt au ſouuerain degré de ſciẽce par
extreme labeur & bonne conduite, lon leur bailleroit de plaine
volonté les ouurages à faire. Mais d’aurant que les fantaſies d’i-
ceux hommes ne ſont viſibles (comme dit eſt) ce qu’il me ſemble
qu’elles deuroyent eſtre: je voy que les lourdauts ſurmontent les
meilleurs ouuriers en grace & en faueur. Parquoy je me reſous
qu’il ne ſe faut amuſer à combattre ces groſſes beſtes, pour con-
uoitiſe de faire les ouurages, ains ayme trop mieux par ces miens
eſcris faire apparoir quelle eſt la vertu de ma ſcience.

En mon Premier liure (O Empereur) je vous ay expoſé les pro-
prietés de l’arc, & dit les prerogatiues dont il doit eſtre accompa-
gné: puis de quelles doctrines eſt requis que l’Architecte ſoit mu-
ni, & ſi ay ſuradjouſté les cauſes pourquoy il faut qu’il ſoit ainſi. Apres ay diſtribué par partitions les diſcours du ſommaire d’Ar-
chitecture, & l’ay determiné par diffinitions certaines. Conſequẽ-
ment j’ay expoſé par quelle induſtrie on peut eſlire des lieux ſa-
lutaires pour y edifier: choſe qui eſt la principale & plus neceſſai-
re en ceſt endroit: & n’ay obmis à dire quels ſont les Vents, & de
quelles contrees ils foufflent, les repreſentant par pourtraict & fi-
gure. Outre tout celà j’ay encores enſeigné par quel moyẽ ſe doy-
uent faire lesdiſtributions des places & des rues dedãs l’ẽclos des
murailles d’vne ville: & ainſi ay mis fin à mon dit Premier liure.

Au ſecond j’ay parlé de la matiere, & dit ſes vtilités en baſti-
mẽts, meſmes quelles ſingularités la Nature luy a donnees: main-
tenant en ce Troiſieme je traicteray des Temples conſacrés aux
Dieux immortels, donnant raiſon comment il les faut conduire
pour venir à perfection d’ouurage.

52. De la compoſition det maiſons ſacrees, enſemble des ſymmetries
du corps humain. Chapitre. I.

LA compoſition des temples conſiſte en ſymmetrie, de
aquelle tous Architectes doyuent diligemment entẽ-
dre le ſecret. Ceſte ſymmetrie eſt engendree de pro-
portion, que les Grecs nomment Analogie.

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