Full text: Belidor, Bernard Forest: La science des ingenieurs dans la conduite des travaux de fortification et d' architecture civile

LA SCIENCE DES INGENIEURS, des nombres naturels qui expriment la longueur des léviers, toutes
les multiplications étant faites, la ſomme des produits ſera 8625 b. qui étant diviſé par 25, le quotient donnera 345 b. ainſi f, qui dans
l’Art. 25, étoit de 342 {2/3} ſera ici de 345, ce qui fait environ
2 unités de plus, par conſéquent dans l’équation y = √2bf + {dd/3}\x{0020}
- d, bf, au lieu de valoir 57 pieds un pouce 4 lignes, vaudra 57
pieds 6 pouces, qui donne environ 5 pouces de plus, & continuant
le reſte de l’opération, je trouve que y, vaut 6 pieds un pouce 2 li-
gnes, au lieu qu’elle n’a été trouvée dans l’Article précédent que
de 6 pieds 10 lignes, ce qui fait une difference de 4 lignes.

58.1.

Fig . 4.

J’ai cherché, ſelon ces deux methodes, l’épaiſſeur qu’il falloit
donner au ſommet de pluſieurs revêtemens, les prenant à des hau-
teurs arbitraires, j’ai trouvé que mes opérations donnoient la mê-
me choſe pour la valeur de y, à trois ou quatre lignes près, qui
eſt une difference de ſi peu de conſequence, qu’il m’a paru qu’il
valoit beaucoup mieux ſuivre cette méthode-ci que l’autre.

On demandera peut-être la raiſon qui m’a fait ajoûter dix unités aux
20 premiers termes de la progreſſion, mais je n’en ai d’autres à don-
ner, ſinon que je me ſuis aperçû, après avoir beaucoup cherché,
que ces dix unités, ajoûtées de ſuite, faiſoient une compenſation
pour les puiſſances & les léviers, qui donnoient la même choſe
que les Trapezes qui ſont au-deſſus de la ligne KC, qui compo-
ſent le Parapet, quoique ces Trapezes allaſſent tantôt en augmen-
tant, tantôt en diminuant: auſſi ne faut-il regarder cet abregé que
comme un moyen qui n’eſt bon que dans la pratique, & dont on
peut ſe ſervir auſſi utilement que de la méthode que j’ai expliquée
dans l’Art. 35. ſans laquelle je n’aurois pas trouvé celle-ci.

59. Remarque ſeconde.

On ne pratique plus guére des revêtemens de Maçonnerie au-
deſſus du cordon, pour ſoûtenir les terres du Parapet, parce qu’on
s’eſt aperçû que les éclats, que cauſoit cette Maçonnerie quand elle
étoit battuë du Canon, devenoient nuiſibles à ceux qui étoient
derriere le Parapet; d’ailleurs, qu’il falloit plus de tems & de diffi-
culté pour percer les embraſures en tems de ſiége, que ſi ce Pa-
rapet n’étoit revêtu que de gazons ou de placage ſur les deux tiers
de talud, qui eſt le parti que l’on prend ajourd’hui: pour cela l’on
éloigne un peu le pied du Parapet du ſommet de la muraille, afin

Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.

powered by Goobi viewer