Full text: Belidor, Bernard Forest: La science des ingenieurs dans la conduite des travaux de fortification et d' architecture civile

LIVRE I. DE LA THEORIE DE LA MAÇONNERIE. point I, en la ſupoſant en B, de la difference qu’il y a du bras ID,
au bras BD, ainſi de tous les autres points de la ligne BH, & comme nous avons agi de même pour les Trapezes qui ſont après
le triangle, en ſupoſant leur effort réüni aux points HN, & c, l’on
voit que toutes les differences des bras de léviers jointes enſem-
ble donnent un peu plus de force à la puiſſance qu’elle ne devroit
avoir, mais ceci n’eſt pas un deffaut, car la puiſſance étant un
peu au-deſſus de ce qu’elle doit être, il faudra donner au revête-
ment un peu plus d’épaiſſeur qu’il n’en faudroit pour un parfait
équilibre, & c’eſt ce qu’il faut abſolument puiſque quand même
l’on auroit touvé dans la derniere juſteſſe ce point d’équilibre,
il faudroit toûjours donner plus d’avantage à la puiſſance reſiſtante
qu’à celle qui agit, ainſi le calcul précédent eſt fort bon dans la
pratique, cependant cela n’empêche pas que l’on ne puiſſe quand
on voudra trouver la valeur de y, la plus aprochante qu’il eſt poſ-
ſible, en diviſant la hauteur du Mur en un ſi grand nombre de
parties que la difference des bras de léviers ſoit fort petite; on en
ſera quitte pour faire un calcul beaucoup plus long que le précé-
dent, mais ce ſeroit s’arrêter à la vetille que d’y prendre garde de
ſi près. Ainſi on ne peut mieux faire que de donner toûjours aux
progreſſions des puiſſances & des léviers, autant de termes qu’il
y a de pieds dans la hauteur du Mur.

54. Remarque ſeconde.

34. Je n’ai fait la Remarque précédente, que pour ſatisfaire la dé-
licateſſe de ceux qui aiment que tout ce qui ſe raporte aux Mathé-
matiques ſoit toûjours dans la derniere juſteſſe, mais ſi l’on fait
attention que quand il s’agit de choſes de pratique il faut quelque-
fois s’écarter d’une trop grande preciſion, crainte qu’elle ne de-
vienne nuiſible à ce que l’on veut executer, l’on verra que dans
le ſujet dont il eſt ici queſtion, on auroit tort de faire des revête-
mens qui fuſſent parfaitement en équilibre avec la pouſſée des
Terres, ſur-tout quand ils ſervent pour des Chauſſées, des Quays,
& c. puiſque dans ce cas ils doivent non-ſeulement ſoûtenir les
Terres, mais encore le poids des Voitures & l’ébranlement qu’el-
les peuvent cauſer; c’eſt pourquoi quand on n’y fera pas des con-
treforts, je voudrois qu’on leur donnàt un quart plus de force qu’il
ne leur en faudroit dans l’état d’équilibre, je veux dire que s’il
s’agiſloit, par exemple, d’un Mur de 15 pieds, la puiſſance bf, au
lieu de valoir 13 pieds 9 pouces 4 lignes, doit être de 17 pieds

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