Full text: Belidor, Bernard Forest de: Nouveau cours de mathématique à l' usage de l' artillerie et du génie

NOUVEAU COURS aux extrêmités de laquelle ſont les poids G & F, on en cher-
chera le point d’appui, en diſant: Comme la ſomme des deux
poids G & F eſt à la longueur E H, ainſi le poids F eſt au bras
E I, qui donnera le point I, qui ſera celui autour duquel la
peſanteur de la balance & celle des poids C & D ſeront en
équilibre.

1083.1.

Figure 383.

1084. Corollaire XI.

1081. Enfin ſi l’on a une verge ou balance A B d’une cer-
taine peſanteur avec un poids I ſuſpendu à l’extrêmité A, & qu’on prenne le point C pour le point d’appui, & que l’on
veuille trouver dans le bras C B un endroit où un poids tel
que H, aidé de la peſanteur de la balance, ſoit en équilibre
avec le poids I, il faut diviſer la balance A B en deux égale-
ment au point E, & ſuppoſer que ſa peſanteur ſoit réunie
dans le point F; enſuite chercher la partie du poids I, qui fera
équilibre avec le poids F, ou autrement avec la balance, en
diſant: Comme le bras A C eſt au poids F, ainſi le bras C E
eſt à la partie du poids I qui doit faire l’équilibre, qui ſera,
par exemple, la partie K. Préſentement pour trouver le point
G, où le poids H doit être ſuſpendu pour être en équilibre
avec ce qui reſte du poids I, qui eſt la partie L, il faut dire: Comme le poids H eſt au bras A C, ainſi le poids L eſt au bras
C G, que l’on trouvera après avoir déterminé la peſanteur de la
balance A B, & celles des poids I & H.

1084.1.

Figure 384.

L’on tire de ce corollaire le moyen de faire la balance
romaine, que l’on nomme auſſi peſon.

1085. Remarque .

1082. Il y a encore une autre maniere de démontrer l’é-
quilibre dans les machines dont nous n’avons pas encore parlé,
mais qui s’entendra aiſément, ſi l’on ſe rappelle ce qui a été
enſeigné dans le Traité du Mouvement.

1085.1.

Figure 385.

Par exemple, pour prouver que deux poids P & Q attachés
aux extrêmités d’un levier A B, ſont en équilibre, s’ils ſont
en raiſon réciproque des bras E B & E A, c’eſt-à-dire ſi P : Q
: : E B : E A.

Conſidérez que le poids P ne peut ſe mouvoir qu’il ne faſſe
auſſi mouvoir le poids Q. Or ſuppoſant que le poids P puiſſe
emporter le poids Q, dans le tems que le poids P décrira l’arc

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