Full text: Voltaire: Elémens De La Philosophie De Neuton

DE LA PHILOSOPHIE des hommes qui ne parloient que de véritê
n’ayent écrit que des Romans!

Qu’eſt-ce donc enfin que la lumiere? C’eſt
le feu lui-même, lequel brûle à une petite diſ-
tance, lorſque ſes parties ſont moins tenuës,
ou plus rapides, ou plus réunies; & qui
éclaire doucement nos yeux, quand il agit
de plus loin, quand ſes particules ſont plus fi-
nes, & moins rapides, & moins réunies.

9.1.

Déſini-
tion de
la lu-
miere.

Ainſi une bougie allumée brûleroit l’œil
qui ne ſeroit qu’à quelques lignes d’elle, & éclaire l’œil qui en eſt à quelques pouces. Ainſi les rayons du Soleil, épars dans l’eſpace
de l’air, illuminent les objets, & réunis dans
un verre ardent fondent le plomb & l’or.

Ce feu eſt dardé en tout ſens du point
rayonnant: c’eſt ce qui fait qu’il eſt apper-
çu de tous les côtez; il faut donc toujours
le conſidérer comme des lignes partant d’un
centre à la circonférence. Ainſi tout faiſ-
ceau, tout amas, tout trait de rayons, ve-
nant du Soleil ou d’un feu quelconque, doit
être conſidéré comme un cone, dont la baſe
eſt ſur notre prunelle, & dont la pointe eſt
dans le feu qui le darde.

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