LIVRE SIXIEME.
M. Poisson considère en outre le cas où la fonction qui exprime la
résistance renfermerait un terme proportionnel à la simple vitesse
et représenté par n. « Il est, dit ce savant géomètre, facile de
» s’assurer que le tems de l’oscillation entière resterait encore le
» même que dans le vide, pourvu toutefois que la résistance du
» milieu fût une force très petite par rapport au poids de la lentille,
» et que l’on négligeât, dans le calcul, le quarré de n'et le produit
» de n'et de m. En effet, l’équation du mouvement serait alors
m
8. 4. — n.
» en prenant le signe + pour la première demi-oscillation, et le
» signe — pour la seconde, et en observant que le terme — n.
change de signe de lui-même, à cause du facteur , en passant
» d'une demi-oscillation à l'autre. Or, si l'on fait s'= s,e 2, que
l'on mette à la place de q sa valeur approchée », et qu'après les
» substitutions faites on supprime les termes multipliés par n'
» ou par mn, l'équation précédente deviendra
» Divisant tous les termes par e 2, et remplaçant le facteur me
» par m, ce qui est permis, puisque le tems t ne saurait devenir très
» grand pendant la durée d'une seule demi-oscillation, on aura
m.
» équation d'où l'on tirera sans peine les mêmes conséquences que
» ci-dessus, relativement à la durée de chacune des deux demi» ¬
oscillations.
» Quelle que soit la loi de la résistance, la supposition que cette
» résistance est une force très petite relativement au poids de la
» lentille, est conforme à ce qui a lieu dans la pratique ou la densité
» du milieu est très petite, et ou l'on a soin de prendre, pour former