SUR LES ÉTRES ORGANISÉS.
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tuelles qui appartiennent spécialement à l'animal.
Je pense que les principes de la physiologie
moderne doivent être modifiés.
1o. Plusieurs espèces d’animaux qui n’ont ni
cœur, ni cerveau, jouissent de deux espèces de
vie, l'organique et l'animale.
2°. Les animaux qui ont un cœur et un cerveau ¬
peuvent en être privés , sans que leur vie
cesse aussitôt.
Spallanzani a ouvertle cœur d'une grenouille,
coupé l'aorte, et vidé tout le sang : elle a encore
vécu plusieurs heures, voyant, sentant, et faisant ¬
toutes ses fonctions ordinaires. Donc l'excitabilité ¬
du cerveau peut subsister chez ces espèces ¬
, indépendamment du mouvement du
cœur.
Redi a enlevé tout le cerveau à une tortue,
elle a vécu plus de soixante jours; elle ne voyoit
plus... toutes ses facultés intellectuelles paroissoient ¬
éteintes ; il est vraisemblable qu’il n'y
avoit plus en elle de principe sentant. Sa vie
ne consistoit qu'en une excitabilité des principales
parties de son corps; excitabilité semblable à celle
que conserve le cœur arraché de la grenouille.
Dans l'expérience précédente de Spallanzani,
au contraire, la grenouille, dont il avoit arraché ¬
le cœur, avoit toutes ses facultés intellectuelles, ¬
parce qu'on ne lui avoit pas ôté le cer¬