CONSIDÉRATIONS
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DE LA VIE DU CERVEAU.
Tous les organes de la vie organique, le cœeur;
le poumon, le diaphragme.. ne peuvent exercer
leurs mouvemens que par le moyen des nerfs.
Ils sont paralysés aussitôt que le systême nerveux
est lésé, soit qu'on coupe les nerfs, soit qu'on
les lie. Ces nerfs viennent du cerveau. On doit,
par conséquent, regarder le cerveau comme le
principe de la vie organique.
Bichat a une autre manière de voir. « Le cer« ¬
veau, dit-il, ne remplit ses fonctions que
« lorsque son excitabilité est sollicitée par un
« stimulus puissant. Or, il n’y a que le sang
« artériel ou le sang rouge qui puisse exciter
« suffisamment le cerveau : le sang veineux ou
« le sang noir, est un stimulus insuffisant pour
« cet organe. Ainsi, dès que le cœeur ne peut
« plus envoyer de sang artériel au cerveau, son
« excitabilité est détruite, et la vie cesse. C'est
« pourquoi le défaut de respiration fait périn l'a«nimal, ¬
parce qu'il ne peut plus arriver de sang
« artériel au cerveau. La vie du cerveau est
« donc éteinte avant celle du cœur..
Il a donné à cette vie du cerveau le nom de
vie animale, parce que c'est dans cet organe
que paroissent s'exécuter les fonctions intellec¬