CONSIDÉRATIONS
68
et à l'éducation qu'ils ont reçue... Il en est de
même pour les animaux.
20. Tous les détails anatomiques que nous
avons vus sur l'organisation de l'ourang, prouvent ¬
qu'elle est la même que celle de l'homme.
3°. Tous les faits moraux que nous avons rapportés ¬
sur les facultés intellectuelles et morales
de cet animal, prouvent qu'elles ne diffèrent
point de celles de l'homme de nature.
40. Tous les faits prouvent également que la
perfectibilité des animaux s'accroît successivement ¬
de générations en générations.
5°. Les sociétés d'ourangs se sont déja élevées
à un assez haut degré de perfection.
6o. L’analogie ne permet pas de douter qu'elles
ne parvinssent au même degré que les sociétés
humaines, si celles-ci ne s'y opposoient, et que
l'ourang n'acquit les mêmes talens et les mêmes
vices.
Sur quel fondement l'homme social se croit-il
donc humilié, lorsqu'on lui prouve qu'il est de
la même nature que l'ourang ? N'est-ce pas l'or
gueil du nouveau parvenu qui ne reconnoît plus
ceux qui lui ont donné le jour, et qui rougit de
sa famille ?
0
noibe
Homme vain et orgueilleux ! en vain te targues-tu ¬
de tes inventions, de tes arts, de tes
sciences ! Quels étoient les plus estimables, du